Vautour fauve
Par lilibellule le samedi 18 juillet 2015, 10:48 - Entre terre, ciel et eau - Lien permanent
Une jeune Nantaise, en randonnée dans les Pyrénées, s’est retrouvée, récement, encerclée par une quarantaine de vautours. Expérience hautement impressionnante, -elle s’en souviendra toute sa vie et la racontera certainement avec fierté à ses petits-enfants éberlués- mais pas dangereuse … Ouest-France
Pour ma part, j’ai découvert l’existence des vautours fauves dans le dessin animé du Livre de la jungle. Je ne les trouvais pas franchement beaux, mais qu’est-ce qu’ils étaient rigolos ! Vous pouvez les voir, les revoir ici : Les vautours- C’est ça l’amitié
Ensuite, bien évidemment, j’ai un peu complété ma culture. Les parcs animaliers, même s’ils sont décriés, à juste raison parfois, favorisent à mon sens une initiation à la vie sauvage, que la majorité d’entre nous, sinon, ignorerait tout autant que la vie aux XVII- XVIII e siècle en Papouasie Orientale. Bref, j’ai appris à aimer les rapaces, les vautours, les vautours fauves, en m’approchant d’eux, sans aller toutefois leur chercher des poux dans la tête. D’ailleurs en ont-ils ? Pas sûr !
La curée au Bioparc de Doué-la-Fontaine (49)
Et moi ? J’ai pas droit au festin ?
Le vautour fauve
Décrié par quelques uns ces dernières années
- des éleveurs pyrénéens, sans que ce soit la majorité-
et admiré par beaucoup,
- scientifiques, amateurs éclairés,
simples amoureux de la nature ou promeneurs d’occasion-,
cet oiseau*,
en dehors de la crainte qu’il suscite
- mauvaise réputation, liée aux entrailles et à la mort, oblige-
est remarquable sur de nombreux points :
Majesté du vol, acrobaties, aisance fabuleuse dans le ciel,
puissance de broyage de son estomac, capacité à éliminer microbes et bactéries,
hygiène et propreté, vie en bandes nombreuses,
fidélité dans le sein du couple et fidélité également au lieu de naissance.
*qui peut aller jusqu’à deux mètres quatre-vingt d’envergure
Déployer ses ailes au soleil, indispensable !
Le vautour fauve est un nécrophage, donc inoffensif pour l’homme et de surcroît précieux allié pour faire disparaître des vallées les dépouilles sauvages en décomposition. Ces dernières années, cependant, pour raisons sanitaires, d’importants charniers ayant été fermés, les vautours ont pâti de cette législation jusque parfois à souffrir la famine. Très exceptionnellement, ils ont pu modifier leur comportement alimentaire et “piocher” dans des bêtes à l’article de la mort. Ou pas vraiment, selon les plaintes qui ont été enregistrées de chaque côté de la barrière des Pyrénées. Il n’en reste pas moins que l’animal est protégé. (3600 euros d’amende pour un éleveur ariégeois qui, de colère, avait tué un spécimen.)
Vautour fauve en vol en Espagne
Wikipédia-Licence Creative Common
surMaintenant séquence humour et poésie avec
qui conte d’une voix incomparable, - je pourrais l’écouter pendant des heures-
la délicieuse histoire du
un conte d’origine basque, à écouter pour 5’38 de bonheur, en cliquant sur le titre.
Je crois que je vais me renseigner illico sur ce conteur
tellement il vient de m’embarquer sur le dos de ses mots et de ses intonations.
Commentaires
Merci de nous faire connaître ce conteur magnifique
Intéressante cette plongée dans l'univers des vautours. Ce que tu décris donne à réfléchir. Je ne connaissais pas la voix de Koldo Amestoy. Une très belle voix, habitée, passionnée, imagée, en harmonie et en rythme avec la musique et le chant. Belle découverte merci.
un bel oiseau, fort intéressant de mettre les points sur les I des idées toutes faites : fête aux vautours, et une belle histoire dans laquelle le rusé se fait avoir un peu définitivement ce qui est rare ! bon été @+
C'est dangereux ces bêtes là?... alors la prochaine fois il faut prendre le fusil pour aller se promener par là...
Bon lundi
Jean
Drôle de commentaire Jean ! Je pense que tu as lu l'article rapidement, sans noter que le vautour fauve est un allié précieux pour l'homme. Et que la promeneuse s'en est tirée avec une belle frayeur, mais sans aucune blessure !...
Inoffensif pour l'homme... Certes... Certes... Mais un homme mort a quand même tout à craindre !
Mon p'tit grain de sel:
Pour les voir évoluer en liberté, on peut aller dans les gorges du Tarn et sur les Causses, où ils ont été réintroduit en 1985 (on en compte aujourd'hui 1 300 sur le site, fauves, moines et gypaètes). J'ai eu la chance d'avoir un guide qui savait localiser les nids dans les falaises... En outre la région (en juin!) est magnifique.
Ces animaux me fascinent ! Je les ai vu à Doué, dans le Tarn également, et bien sûr le meilleur souvenir que je garde, en Espagne, dans la Rioja. Là où nous logions, nous avions la possibilité de les voir sur les falaises. Des animaux magnifiques et tellement étranges que je les aime ! Je suis contente de lire ton article.