Depuis plus de trente ans je connaissais le texte de Leclerc sur Le bonheur, grâce au chanteur Julos Beaucarne qui le prononce admirablement sur un de ses disques. Comme à l’époque nous n’avions pas Internet pour nous instruire (!), je l’ai toujours attribué à Beaucarne lui-même !! Puis, un jour, Badaboum ! Je découvre sur la toile que certains l’attribuent à Beaucarne et d’autres à Leclerc. Tiens, tiens ! Durant un repas de famille, quelques temps plus tard, mon homme évoque ce texte en l’attribuant au chanteur Belge. Une vérification s’imposait ! J’ai alors découvert la couverture que voilà et est monté en moi le désir de lire ce bouquin. Milly, la Québécoise, me l’a fort gentiement envoyé, il y a déjà quatre ans ! Je souhaitais alors en faire un billet pour la remercier. Curieusement, le livre m’a tellement touchée, rejointe, qu’après sa lecture je me suis sentie toute petite et incapable d’écrire quelques mots, quelques phrases, qui soient à la hauteur du talent de l’écrivain, du conteur, qui avait couché une partie de son enfance sur les petits sentiers de l’aube. Tout le récit me paraîssait si riche et si profondément humain que seul le temps pouvait m’aider à l’intégrer, sans trop le dénaturer, l’apauvrir …

Cadeau de Milly en janvier 2013