En mai dernier j’achetais “L’eau à la bouche”, une anthologie poétique de Colette Nys-Mazure ( Ed. Desclée de Brouwer) dans laquelle je trouvais (p.141) cet  “Encore frissonnant” de Supervielle dont vous pouvez lire la totalité sur Babelio ici.
Le poète me réconcilie-t-il  avec le courage de vivre avec tout ce qu’il a d’obscur dans la surenchère, la bousculade ?… En tout cas, je me reconnais dans cet appel à la douceur et il me plait de me redire en ces longues nuits d’hiver que j’ai de “l’étoilé en dedans


Lumière de ce jour,
Je viens du fond des temps,
Respecte avec douceur
Mes minutes obscures,
Épargne encore un peu
Ce que j’ai de nocturne,
D’étoilé en dedans


Jules Supervielle,
“Encore frissonnant”
dans La fable du monde

trois étoiles

PS pour ceux que la sculpture romane intéresse : Contrairement aux personnages de l’Ancien Testament, généralement chaussés, les anges et les apôtres vont toujours les pieds nus, signe de leurs mission.