Pour les Palestiniens, la mémoire est un enjeu majeur de leur avenir. Elle est la preuve  d’une culture millénaire, dans un contexte politique où leur existence même est niée au quotidien. Certains rassemblent les noms de villages disparus et des recensements des populations, d’autres des pièces de monnaies anciennes, d’autres encore des titres de propriété, des tissus, des photos, des objets divers, comme preuves irréfutables d’un patrimoine qui se perpétue.

Tous se souviennent de contes entendus dans leur enfance. Même si les évènements tragiques qui sont leur quotidien occupent les échanges familiaux et sociaux, les contes de tradition orale ne sont jamais loin dans leur mémoire.
Il suffit de réveiller les imaginaires et les souvenirs, les contes jaillissent , parfois intacts, parfois aussi fragmentaires : une seul image persiste et permet de reconstituer le récit.

Extrait de la préface du livre qui suit, par Praline Gay-Para.

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Les sept crins magiques et autres contes de Palestine, chez Syros … dès six ans,
avec, entre autres, une version désopilante de “Le dromadaire et l’âne” qui vaut pour tous les âges !

“Le dromadaire et l’âne” peut se lire - avec, en bonus, des commentaires de Praline G-P sur scène- en déroulant un peu la page ici :

Le dromadaire et l’âne

Conteuse, à la voix reconnaissable entre toutes, à la langue savoureuse autant que malicieuse, Praline Gay-Para est une femme pleinement d’aujourd’hui, qui sait communiquer à son auditoire une grande ouverture de coeur et d’esprit.

 

Le conte suivant, mettant en scène un homme attentionné que sa mère maudit perpétuellement,
n’en est pas moins un peu dérangeant,
mais ne manquez pas de lire à la suite les annotations qui resituent le contexte.
Pour la lecture du récit, déroulez la page du lien ci-dessous jusqu’à la sixième ligne sous l’illustration de gauche :

Conte 4 :  Swês, swês … Tout doux, tout doux
Extrait de “Contes curieux des quatre coins du monde” aux Éditions Actes Sud-Babel

Et pour sourire après l’émotion (!),
et savourer le bel accent de Praline, allez écouter ce conte Yiddish, court, mais ô combien pertinent :
“Changer de noms”

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Là, va se clore mon périple dans ce beau pays. Merci de m’y avoir suivie !