S'oublie-t-elle, la beauté de la houe dans le haïku
Par lilibellule le mercredi 22 juin 2016, 06:37 - Piment ailé - Lien permanent

Nazareth au printemps : Pendant que nous déjeunions, belle houe à l’arrière d’un restaurant
Ignorant
que l’endroit fut illustre
un homme sarcle le champs
*
Une houe laissée là
personne en vue-
la chaleur !
Shiki
*

Devant ma maison, en Anjou, pivoines en larmes à la veille de l’été- juin 2016
Pourquoi ne pas mourir
en mordant dans une pomme
face aux pivoines
Shiki

Averse d’été -
la pluie s’abat
sur la tête des carpes
Shiki (1866-1902)
*
Thomas Vineau
a écrit ici
un beau petit poème
sur l’orage
les grands fauves et les pivoines
S’oublie-t-elle la beauté
des pages froissées
Souriez vous êtes en été !
Commentaires
Quel délicat florilège de Haikus!
Où nous retrouvons les orages, si bien accompagnés...
La houe me fait toujours penser à efforts, sueur, patience...d'un autre temps chez nous mais pas ailleurs.
Merci Lily, bonne journée. Grand soleil ici...sans nuages.
Hello,
Oui on essaie d'y croire à l'été, mais je commence à me demander si ce n'est pas encore un spam.
Allez, ça va aller !
@+
Ici on a basculé dans l'été d'un coup... Une fête de la musique où tout le monde était de sortie. Une douceur de la soirée que l'on attendait depuis des semaines.
Les larmes des pivoines ont séchées et elles doivent éclater de couleur.
Mon jardin andernosien explose !
Très beau billet !
Une arère pour préparer la terre pour semer des espèces anciennes
Que j'aime la poésie douce et légère et j'adore l'illustration (de Chema Madoz ? ) qui accompagne le poème de Thomas Vinau, SUPERBE ! Bon week end Lily, à bientôt. brigitte
Les bras de l'effort
la terre ocre
ce matin a saigné