La vache est-elle éternelle ? C’est la question que je me posais cette semaine en lisant le poète* … Eternelle, oui, certainement, au sens où cette dame, qui porte cloche autour du cou, ne vit ni dans le passé, ni dans le futur. Pour elle, seuls l’instant broutant ou l’instant maternel existent. (Je passerai naturellement sous silence l’instant pétant, ou l’instant beuglant !) Eternelle, donc, même si elle n’affiche pas le sourire d’une Mona Lisa.

Cette éternité, réfugiée en partie dans les montagnes des Pyrénées, au-delà du regard, peut-être est-elle perceptible - pour les connaisseurs- à travers la puissance et la chaleur de l’haleine de l’animal. Ah, la laine des vaches !!! Mais il faut oser l’approche …

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Montbéliarde, certainement, dans les Pyrénées

Pour ma part, je choisis l’approche poétique et la suivante me réjouit tout particulièrement.
Le choix des mots, la puissance des images, leur cocasserie et leur mystère …
Tout pour me plaire !

Éternelle
une vache
vous regarde
en broyant

L’épaisseur
de l’instant
maternel
sous les mouches

*Ludovic Janvier

Printemps des poètes

Pour goûter d’autres poèmes sur la vache, son univers et ses splendeurs,
vous pouvez lire Dominique Cagnard en vous rendant ici :
http://www.encres-vagabondes.com/magazine/cagnard.htm

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