J'ai vu l'ours
Par lilibellule le jeudi 3 septembre 2015, 08:25 - Entre terre, ciel et eau - Lien permanent
Chapelle Ste Anne- Eglise de Cazeaux-de-Larboust (Près de Luchon)
J’ai vu l’ours
Le griffu
le pattu
le joufflu
le ventru
le fessu.
J’ai vu l’ours,
comme je vous l’dit.
Même il m’a souri !
Comptine enfantine (mais pas que.)
Cannelle, la dernière ourse d’origine pyrénéenne, a été abattue par un chasseur, il y a, maintenant, plus de dix ans. Des ours Slovènes ont été introduits sur ce territoire, où dominent forêts, montagne et pâturages, pour maintenir la présence de cet animal, hautement symbolique, dans notre pays. Pour surtout défendre la biodiversité.
Mais la situation n’est pas simple ! D’une part en raison de l’opposition de ceux qui mettent en avant la défense du pastoralisme et d’autre part en raison des risques de consanguinité. Il faudrait une introduction beaucoup plus massive pour que les populations d’ours bruns soient viables sur le long terme.
- En savoir plus sur : http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2015/06/23/dans-les-pyrenees-la-population-de-l-ours-augmente-mais-les-degats-restent-stables_4659846_1652692.html#VxwvlPcduXuZc4Ax.99
- J’ai également trouvé un site fort intéressant intitulé “Pays de l’ours” . J’y ai relevé une réponse que je vous retranscris ici, au vu de sa simple pertinence :
Pourquoi sauver l’ours ?
C’est avant tout une question éthique et morale ! La bonne question n’est-elle pas plutôt « avons-nous le droit de laisser disparaître cette espèce ? ». Si oui, pourquoi pas d’autres ? Renoncer à une seule espèce, c’est accepter la disparition de toutes. L’ours n’est ni utile, ni nuisible ; il n’a pas à se justifier d’exister. Comment pourrions-nous continuer de demander aux autres pays de protéger lions, tigres, éléphants et baleines, si nous-mêmes ne sommes pas capables de sauver l’ours dans les Pyrénées? Son image, forte et positive, constitue également un potentiel de valorisation économique et touristique que nous négligeons. C’est une raison supplémentaire de le protéger.
- Sur ce même site, en “dernière actus”, vous pouvez lire la lettre ouverte à Ségolène Royal, écrite le 1er septembre 2015, par les associations Cap Ours.
Après tout ça, je crois qu’une petite sieste s’impose !

Georges Guyot, “L’ours des Pyrénées”, Parc des thermes à Luchon
Commentaires
L'homme est un l'ours pour l'ours parfois. De belles initiatives. J'aime beaucoup cette trace sur le mur. Faut avoir l'oeil ! Belle journée à toi.
Quel ours ce mec... quel mec ? et bien tu ne le connais pas... et franchement tu ne perds rien .... bon j'rigole....
Bon week-end
Jean
Ta première illustration est formidable !
Personnellement, je ne suis pas certaine qu'une réintroduction d'animaux dans des lieux où ils ont disparu soit une bonne chose, les hommes font des bêtises et après "s'arrangent à leur façon" pour les réparer... Il me semble que c'est attristant ! Bises. brigitte
Je suis certaine que vous ne savez pas mais tout à fait au début, les Ours étaient roses parce qu'ils n'avaient pas de fourrure. Et c'était bien pratique pour se gratter la peau contre le tronc des arbres. Ils n'avaient pas de fourrure parce qu'il faisait très chaud, comme il peut faire chaud en Afrique.
- Mais les Ours ne vivent pas en Afrique !
- Plus maintenant, mais au début du Monde, ils vivaient là bas.
Un jour la première goutte, de la première pluie du premier jour du Monde tomba en Afrique sur la première graine de la première plante. Et cette plante était un arbre à Ours. Un oursier.
Attention, l'oursier donne des Oursons et non pas des oursins comme on le croit souvent. Les oursins vivent dans la mer, ils piquent très fort. Pas les Ours.
Tous les Ours vivaient contents parmi les plantes et les animaux que les autres gouttes de la première pluie avaient fait naître. Ils mangeaient des fruits bien mûrs et se faisaient bronzer au chaud soleil d'Afrique. Comme la vie était douce ! Cela aurait pu durer longtemps...
Mais un jour arriva l'Escargot, tout essoufflé pour avoir du ramper plusieurs siècles pour visiter le monde avec sa maison sur son dos. Il était affamé.
Comme il n'était pas assez grand pour cueillir quelque chose à manger, les cornes en bataille, il se jette sur le fruit qu'un Ours tient dans sa patte. L'Ours lui dit : -"Attention, petite chose, j'aurais pu t'écraser"
L'Escargot est orgueilleux. Il se sent tellement vexé d'être appelé "petite chose"
qu'il va se moquer de la nudité des ours et entraîner tous les autres animaux dans sa moquerie, tout cela va provoquer la migration des ours vers le Nord......
comme dans le conte de Catherine Bastère-Rainotti.
l'ours en imprimerie c'est le paragraphe qui rassemble tous ce qui est nécessaire de savoir sur la publication, l'animal ne serait il pas un témoin de ce que nous fumes et sommes encore ?
Génial ta photo qui laisse voir un ours sur le mur ! Une très belle façon d'amener un article fourni et précis ! Je trouve cette réponse concernant le sauvetage des ours d'une simplicité incroyable mais efficace et très logique !!! En effet, nous les français avons le chic pour donner de belles leçons aux autres mais ne vaudrait-il pas mieux balayer devant notre porte ? Ma chère Lilly ton article est passionnant ! En plus je les aime ces ours qui évoquent le monde enfantin, avec l'ours en peluche etc... Merci à thé âche pour cette précision qui en dit long et aussi à Contradiralire pour ce joli conte ! Bisous et belle semaine !!!
Je pense à toi ma libellule framboisée ...
Peau d'ours
Nous invite
A croire
Depuis l'autre jour l'ours marche aussi aujourd'hui il est déjà bien loin....