Patience dans l’azur !
Par lilibellule le mercredi 25 février 2015, 08:46 - Le ciel est par-dessus le toit - Lien permanent
Par hasard, ou par coïncidence, cherchant le mot azur,
j’ai découvert ce poème qui inspira un astrophysicien bien connu pour un ouvrage célèbre.
Aujourd’hui, l’esprit du poète me pénètre et modifie quelque peu mon regard

Les Ardoisières- Trélazé
Ces jours qui te semblent vides
Et perdus pour l’univers
Ont des racines avides
Qui travaillent les déserts
[…]
Patience, patience,
Patience dans l’azur !
Chaque atome de silence
Est la chance d’un fruit mûr !
[…]
Paul Valéry, Extrait de Palme
dans Charmes, 1922
Et perdus pour l’univers
Ont des racines avides
Qui travaillent les déserts
[…]
Patience, patience,
Patience dans l’azur !
Chaque atome de silence
Est la chance d’un fruit mûr !
[…]
Paul Valéry, Extrait de Palme
dans Charmes, 1922

Ancienne usine devenue Espace culturel, Trélazé-49

Eglise de La Trinité- Quartier de La Doutre, Angers
L’azur, n’est-t-il pas, peu ou prou, à l’intérieur de chacun de nous ?
Commentaires
et quand le ciel est gris ? ça c'est pour le blues. le bleu du ciel se vend aussi, les mots se pèsent, seule la lumière n'est pas taxée ? la douceur angevine console, dans le gris des ardoises un bleu frise.
Bonjour,
De bien belles images.
Les cheminées par chez nous il y en avait... Roubaix la ville aux 1000 cheminées. On essaie de sauvegarder cette mémoire.
Les atomes de silence de Paul Valéry font bien réfléchir. Merci.
@ bientôt.
Il est nécessaire que l'azur soit en nous... que ce bleu de l'espérance nous habite... et nous fasse vivre...
Amitiés
Jean
Le gris de l'ardoise domine ici. C'est gris, tout gris, gris comme un chat gris. Et les larmes du ciel tombent sans arrêter comme rarement dans la région. Les oiseaux du jardin ne se montrent pas, eux qui sont si prompt à venir dans la mangeoire voir si quelques graines ne seraient pas tombées d'on ne sait où !
Le feu crépite dans le poêle de fonte noire, on pourrait se croire en un temps révolu éternellement suspendu, s'il n'y avait une fenêtre ouverte, éclairée, celle qui s'ouvre vers vous.
J'aime beaucoup l'idée des racines qui travaillent sans que nous ne nous en apercevions. Puis tout à coup...!
C'est notre labeur quotidien celui de construire, à l'abri des regards, pour les suivants, les autres, et nous-mêmes.
Merci, un beso amical.
J'aime beaucoup cette première photo avec cet arbre majestueux, le ciel nuancé et le gris foncé des ardoises au sol ! J'ai passé hier, ma soirée à lire tous tes billets que j'avais en retard ! Moments très agréables, émouvants et même nostalgiques avec Julos Beaucarne. Une amie d'ici le connaissait très bien. Il venait se ressourcer dans un petit village près de Carpentras. Des découvertes passionnantes comme l'orchestre de jeunes du Venezuela... Merci pour tous tes billets toujours très structurés et travaillés ! Je suis toujours aussi admirative de ton style, de ton cheminement et de son évolution. Je te souhaite un très bon weekend et t'embrasse très fort