L’an dernier, à pareille époque, je dénichais un conte pour le moins original; c’est le “Noël Noir” d’un humoriste, patron du “Chat noir”, journaliste de la fin du XIXe. J’ai dit Alphonse Allais. Le prologue semble en avoir été écrit hier, ou pour le moins en ce début de XXIe, jugez plutôt :”Je veux bien encore, malgré mon extrême lassitude, malgré mon écœurement de tout ce qui se passe en ce moment, malgré mille déceptions de toutes sortes, je veux bien vous dire un conte de Noël. Oui, mais pas un conte de Noël comme tous les autres. Dans les coutumiers contes de Noël, il tombe de la neige, comme si le bon Dieu plumait ses angelots. S’il ne neige pas, dans les contes de Noël, au moins le sol est durci par le froid et le talon des passants résonne joyeusement sur les pavés. Dans mon conte de Noël de cette année, si ça ne vous fait rien, nous jouirons d’une chaleur de tous les diables, phénomène peu étonnant quand vous saurez que la chose se passe dans une plantation de La Havane.”
Chaleur de tous les diables ! Wahou !…
Attention, le thermomètre monte
Et je vous fais cadeau du conte !…