
Lorsque je pense “Contes de Palestine”, aussitôt me sautent à l’esprit le nom plaissant et l’accent chantant de … Praline (mais voui !) Gay-Para. Cette femme, ethno-linguiste de formation, a commencé à vivre sa passion par des collectages au Liban, le pays qui l’a vue naître, mais depuis trente cinq ans, elle voyage sur tous les continents, fouine dans les bibliothèques, interroge les braves gens, ausculte leurs souvenirs, s’en délecte, pour réveiller les imaginaires, trouver des versions rares, surprenantes, cocasses, parfois se les approprier, d’autres fois les respecter de très près, pour ensuite les restituer à un large public par l’écriture, l’enregistrement, ou la scène.
En ce qui concerne la Palestine c’est à Bethléem, Beït Jala ou Ramallah, qu’elle a tendu l’oreille auprès de couturière ou de soixantenaires qui racontent les récits que leur contaient à eux-mêmes autrefois leurs grands-pères, leurs grand-mères.