Qui sommes-nous les humains ? Un emboîtement d'atomes doués de réflexion et de paroles. De minuscules fourmis dans l'univers. Des écorchés vifs à qui il manque toujours quelques lambeaux de chair et de peau. Des loups affamés marchant au bord de la meute. Des petits robots programmés et vite obsolètes. Des fonceurs vivants à deux cents à l'heure. De gentils Bisounours dodus et sages. De vieilles malles rouillées et pleines de souvenirs. Tout cela, peu ou prou, certainement !
Quand la vie est un poème
Les voix du poème
Très bientôt, du 9 au 24 mars 2013, auront lieu les manifestations du 15e Printemps des Poètes avec pour thème ” Les voix du poème”. Une occasion de se rendre sensible de bien des manières à la voix. Voix du poète qui charrie avec elle toute une histoire de blessures et de tendresse mêlées, voix venue d’ailleurs qui crie l’injustice et la douleur, voix gorgée de soleil et de liberté qui ouvre en nous des portes insoupçonnées, mais aussi voix personnelle à laquelle nous accordons si peu d’importance, perdus dans le brouhaha de l’urgence qui voudrait de toute part nous cerner.
5000, ce joli chiffre !
Jeudi, sans le savoir, une blogueuse a déposé à côté de “La mésange” d’Apollinaire un commentaire qui pour moi détient une valeur particulière : il s’agit du cinq millième reçu depuis l’ouverture de ce petit “bar à soupes” où l’on essaie de parler d’enfance, de poésie, de quotidien, de libellules et autres fariboles selon l’humeur. En démarrant modestement ce blog, il y a quatre ans, je ne pensais pas atteindre ce joli chiffre. Merci les amis-internautes ! Votre fidélité me (ré)chauffe le coeur.
La mésange
Nous sommes en février 1915. Depuis le 6 décembre dernier, Guillaume, engagé volontaire, est affecté à Nîmes. Il entretient avec une femme dont il est fou amoureux - et qu’il appelle Lou *- une correspondance soutenue. Voilà qu'il vient de vivre quelques jours de permission, beaucoup trop courts, d'autant plus qu'il sent bien que sa flamme n'est pas entièrement partagée. Mais à l'heure qu'il est, il doit repartir !
Romance
Depuis plus d'une semaine, déjà, les oiseaux ont repris leurs chants, deux par deux les colombes survolent le jardin, les parades nuptiales ont commencé. L'amour !… Cette intensité de la vie qui, chez les humains, libère les rêves, l'énergie et fait grandir tout l'être, cette perception intime qui fait chanter les coeurs… Pour en parler en mots et en langue choisis, je suis allée sur le blog du poète Francis Combes lui emprunter quelques extraits d'une romance.
Dans ma poche
Dans ma poche, savez-vous quoi qu'il y a ? Une foultitude de babioles, des plus petites, dures, insignifiantes, aux plus aléatoires, insaisissables, éphémères, mais néanmoins "grandioses". Oui, à ce stade inutile de pinailler sur les mots, je suis sûre que vous me croyez, dur comme la louche de la soupière ! Du blog Ahoui, qui la tenait lui-même d'ailleurs, est venu l'idée de départ, celle de l'inventaire. Ensuite les mots ont glissé tout seuls. Essayez, vous verrez !
Posons là ces fleurs
~Le soleil extérieur a soif du soleil intérieur ~
Jakob Böhme
Clivia miniata
Partir un peu ...
Il
est
parfois
nécessaire
de se taire
pour délivrer
une parole juste.
Christian Bobin,
- L’inespérée -
1994
Ce n’est pas pour
se faire écrivain qu’on écrit.
C’est pour rejoindre en silence
cet amour qui manque à tout amour.
C’est la même chose que d’aimer ou d’écrire.
C’est toujours se soumettre à
la claire nudité d’un silence.
C’est toujours s’effacer.
Christian Bobin
- Souveraineté du vide -
Vous avez dit poète ?
Assise dans un théâtre, juste avant les fêtes, j'écoutais un concert d'Harmonie, lorsqu'une musicienne s'est avancée devant le public. Sans préambule, elle nous a apostrophés et j'ai cru à une prise de position politique sur la culture. J'avoue que j'ai oublié les mots, les idées, mais je me souviens de mon étonnement et de l'air frais qui est entré en moi à cet instant. C'était la minute poétique ! Et elle a eu le bonheur de se renouveler plusieurs fois avec différents musiciens, différentes voix. Jamais sur le même ton, mais provoquant toujours étonnement, sourire et finalement un certain bien être qu'on nous parle ainsi, de façon peu conventionnelle, mais tellement stimulante, rafraîchissante.
Pourquoi la mer se retire ?
Bien sûr il y a encore, pour tout le mois de janvier, la traditionnelle, la fameuse galette; mais après l’Épiphanie les fêtes sont à ranger, avec leurs bulles et leurs rubans, avec leurs pépites de joie et leur petite musique douce, bien au chaud dans le placard aux souvenirs. Désormais, nous entrons dans l’hiver.
“Jeune lièvre”, Aquarelle et gouache sur papier 1502,
Albrecht Dürer (1471–1528) Albertina
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