Partir un peu ...
21janvier2013
Il
est
parfois
nécessaire
de se taire
pour délivrer
une parole juste.
Christian Bobin,
- L’inespérée -
1994
Ce n’est pas pour
se faire écrivain qu’on écrit.
C’est pour rejoindre en silence
cet amour qui manque à tout amour.
C’est la même chose que d’aimer ou d’écrire.
C’est toujours se soumettre à
la claire nudité d’un silence.
C’est toujours s’effacer.
Christian Bobin
- Souveraineté du vide -
Commentaires
S’effacer, laisser ce silence s’installer.
Être pris d’un vertige passager aussi.
Merci Lily.
Bonne route ma chère Lily !!! Reviens-nous vite mais profite d’abord au temps que tu l’auras …
Je t’enlace en amitié
merci de nous rappeler ce besoin de silence
et que c’est la même chose que d’aimer ou d’écrire, comme nous le dit Christian Bobin
A bientôt
Le silence est un bijou précieux, une inspiration qui aide à se recentrer… Belle journée à toi Lily. brigitte
Oui, s’effacer pour se mettre au service de nos mots, bulles de mots qui mettent en musique nos maux, nos ressentis intérieurs, nos douleurs, nos joies. Oui, on n’écrit pas pour écrire mais pour répondre à un besoin impérieux venant des profondeurs de notre intime. Alors, dans le silence de l’écriture, le mot juste arrive naturellement ou bien on le cherche, on le débusque et parfois il se laisse approcher. Je t’embrasse, ma chère Lilly. Qu’on est bien ici, dans tes mots.
Ces mots sont à relire et à relire encore. Comme il doit y mettre du temps pour arriver à si bien mettre en lumière ses pensées.! Bonne journée à toi! :)
Les écrits de Ch. Bobin sont si riches que chaque mot chante une musique particulière à chacun de nous dans le silence des coeurs…
C’ est si important le silence …:-))
je t’ embrasse Lily
ici Bobin généralise; j’allais écrire “idéalise.” La littérature est une contrée sauvage, pleine de vanité, d’orgueil et de prétention. Les trop rares sources pures sont sans doute à chercher du côté de la poésie (et encore, il y a là de l’eau trouble…)
Cela dit, Bobin parlait peut-être des auteurs inconnus, vous et moi, de ceux qui écrivent sur la table de la cuisine en attendant que la soupe cuise; ici, le silence est humain, honnête vraiment…
Quand le trop plein envahit le vide…
Quand le vide imagine le plein…
Quand la présence devient harmonie…
Quand la plume silencieuse s’élance pour une symphonie…
Chère Lily… mes passages sont rares car le plein quotidien se la joue guilleret en ce moment !…
Mais les pensées, elles, sont toujours aussi chaleureuses…
Douce journée à toi,
Michèle
Moi aussi, mes passages sont rares… car chez moi aussi, comme le dit si joliment Michèle, “le plein quotidien se la joue guilleret”.
Mais mes pensée aussi sont toujours là, chaleureuses.
J’espère que ton silence (est-ce vraiment ça que tu nous annonces, là ?)ne durera pas trop longtemps.
Mais j’avoue que je te comprends.
J’ai même envie d’ajouter aux mots de Bobin ceux du philosophe allemand Wittgenstein, les derniers de son Tractatus Logico-Philosophicus :
“Worüber man nicht reden kann, darüber muss man schweigen” (Ce dont on ne peut parler, il faut le taire”.)
…J’étais tellement centrée sur Bobin, que ce sont les commentateurs/trices qui m’ont orienté vers ton titre ! Alors je te dis bonne pause, fais bien le plein et reviens nous quand tu veux :) Bises.
Ecriture et silence.
rien à ajouter… lire et relire…se taire puis dire…
que dire après des mots si forts ? Je me tairais donc…