Mais parfois l'art, le silence, la nature, une phrase ou une rencontre, nous révèlent une autre dimension de nous-mêmes. Cela peut être de l'ordre de la fulgurance ou alors cela s'installe doucement en nous. Seul(e) au petit matin ou bien dans un transport en commun. En laissant travailler ses mains ou en marchant. Lors d'un spectacle ou d'une visite à l’hôpital … Et puis, cette joie ronde et pleine se dissipe et nous laisse à notre quotidien. Quotidien un peu différent. Où plane la trace d'un élan, d'une rencontre amoureuse avec soi-même, d'un vide heureux où l'autre pourra enfin s'installer

Le voyageur au-dessus d'une mer de nuages

Caspar David Friedrich (1774–1840)
"Le voyageur au-dessus d'une mer de nuages" 1818 - Hambourg

Je suis un lac une mer
Un château à construire
Un banquet à préparer
Un voyage à entreprendre
Et le temps devant moi
Pour au fond poser tout cela

Lily Framboise
01 Mars 2013