Va y avoir de la voix !
Il est passé par ici, il repassera par là … Le 15e Printemps des Poètes. Une occasion pour “essayer, au moins une fois”… Découvrir de nouvelles voix, trouver peut-être sa joie.
Illustration : Les Chats Pelés © Printemps des Poètes.
Dans les vociférations des fous de guerre,
dans le cliquetis assourdissant de l’or,
dans le vacarme vaniteux des marchands,
dans le hurlement des sirènes ambulancières,
dans le tintamarre croassant des politiciens,
dans le tumulte des écrans petits et grands,
dans les tempêtes rhétoriques des théologiens,
dans le silence terrifiant de l’amour absent,
essayer,
au moins une fois,
la petite voix d’un poème.
Francis Dannemark
extrait d’Une fraction d’éternité,
Le Castor Astral, 2005.
édition Printemps des Poètes 2005
Commentaires
Ca, j’aime bien : la petite voix d’un poème….
Bon dimanche !
la toute petite voix d’un poème…
Oui, oui, oui !
L’essayer, c’est l’adopter (peut-être, qui sait ! )
Merci, Lily, de me faire connaître ce beau poème (et l’auteur que je ne connaissais pas du tout!).
J’aime beaucoup les mots de Francis Dannemark, écrivain-poète que je relis souvent.
Merci pour ce poème qui montre, on se demande bien pourquoi il en est ainsi, l’isolement de la poésie!
Belle journée Lily!
Les mots de ce poète sont bien choisis par rapport à l’affiche du printemps des poètes, bravo !
La poésie est une merveilleuse nourriture mi terrestre/mi céleste, elle devrait,il me semble, être prescrite par le corps médical en première intention. Belle et poétique journée Lily. brigitte
Avec Francis Dannemark, tu fais un bien joli choix.
Dans le fracas actuel, une belle incitation.
Laissons le tumulte, le temps aujourd’hui nous y incite, autour de moi du blanc, rien que du blanc - les beaux flocons et le silence.
Pour entendre les battements du monde
pour suivre la rivière sinueuse de nos vies
pour alléger nos épaules
et pour faire sourire l’enfant
“essayer,
au moins une fois,
la petite voix d’un poème.”
Ici aussi c’est la neige qui met de la poésie dans notre mardi.
Que ces phrases sont criantes de vérités entre les beuglements des fous qui nous malmènent et le silence de l’amour trop absent… Seul l’art peut mettre un peu d’étoile dans cette ultra détresse.
“dans le tintamarre croassant des politiciens” cette phrase me fait penser à l’île tintamarre, un petit voyage malgré tout..
Un auteur que j’aime beaucoup… merci pour ces mots que je ne connaissais pas encore !
essayer la petite voie du poème…c’est toujours le moment
” Dans le silence terrifiant de l’ amour absent “
je tiendrai toujours mon oreille attentive à la musique de la Poésie..
Bisous Lily