Le flocon de neige…
… Ou le poids de rien !

- Sais-tu quel est le poids d'un flocon de neige ? demanda un jour une colombe à une mésange charbonnière.
Et la mésange de répondre :
- Pfff, ça ne pèse rien, trois fois rien !
- C'est à peu près ce que je pensais, pourtant…
- Pourtant ?… demanda la mésange.
- Eh bien, j'étais l'autre jour sur la branche d'un sapin quand il a commencé à neiger. Tout doucement. Des petits flocons tranquilles, silencieux, pas agités pour deux plumes. Comme je n'avais rien de bien important à faire, je me suis mise à compter les flocons qui tombaient sur la branche où j'étais posée. J'en ai compté huit cent quatre-vingt mille cinq cent cinquante quatre.
- Hou là, les grands nombres m’impressionnent ! avoua la mésange en virevoltant la tête en bas.
- Oui, je commençais à avoir mal aux yeux et ça s'embrouillait un peu dans ma cervelle pas beaucoup plus grosse que celle d'un moineau. Mais je me rappelle bien : huit cent quatre-vingt mille cinq cent cinquante quatre flocons. Et quand le; huit cent quatre-vingt mille cinq cent cinquante quatrième flocon est tombé à côté de moi, pas plus gros que les autres, léger comme trois fois rien, eh bien, figure-toi que la branche s'est cassée. Crac !!! Les choses de la nature comme celles des hommes n'en finissent pas de m'étonner !
La mésange se mit à réfléchir…
Frits Taulow - "Banc à Hambourg"
D'après un récit - revisité - de C. Guillot.
Commentaires
Le poids de rien ou la multitude
J’aime tes histoires même si on a envie de savoir ce à quoi pense la mésange
Bisous
Bonjour Lily,
Eh oui ! c’est dans l’ordre des choses.
La conséquence est une addition qui modifie l’état.
Du simple cristal au glacier, en passant par les flocons, les avalanches et les neiges éternelles.
Il neige en ce moment !
Je ne connaissais pas du tout ce peintre, Lily ! Ses deux aquarelles que tu nous montres ici me plaisent beaucoup. J’ai une admiration sans borne pour les aquarellistes (ayant essayé la chose déjà jadis naguère et m’étant aperçue combien c’est un art difficile !) et celui-ci me semble avoir une maîtrise extraordinaire de l’interprétation de paysages de neige ou de l’eau. Intéressant !
Très joli… Mais j’aime encore plus ces deux peintures, oh comme j’aimerais autant de neige chez nous (on en a mais une couche si fine qu’elle ne me satisfait pas ;0)
Bisous Lily
Magnifique !
Moi aussi, je craque.
Bonsoir Lily
Ta colombe m’a tellement impressionnée que je te l’ai empruntée pour mon blog. J’espère que tu ne m’en voudras pas.
Un petit tour par ton blog avant d’aller travailler un peu la peinture. Je découvre avec plaisir ce peintre inconnu pour moi. Tiens cette semaine j’ai acheté un livre présentant des aquarelles de Carl Larsson. Évidemment j’adore ! J’aime bien quand tu nous fais découvrir des poètes, des peintres…
Joli texte qui me fait penser aux gouttes d’eau dans la mer.