Je me souviens de sa petite musique intérieure qui sonnait juste et nous attirait imperceptiblement à voir autrement. Plus haut, plus bas, plus large et plus loin. Plus profond aussi. Je me souviens de sa sobriété qui en moi mystérieusement s'est transformée en abondance. Une vraie rencontre, avec des pleins, des sourires et des silences. En ce jour de Pâques, quelques phrases de cet homme, glanées sur un blog, me paraissent bien appropriées :

Tout est parole, l'arbre, le chemin, les moindres mouvements, les moindres métamorphoses. Tout est visage : la fleur éclose, le grand jour, le bleu, l'espace sans bords …

Narcisse-Jonquille


… Nous-mêmes - parole sur ce chemin, parole dans le bruissement et le foisonnement du feuillage - nous sommes pris dans le dédale interminable de quelque chose qui veut dire autre chose que ce qu'il énonce. Comme si l'être des formes ne cessait de produire du sens autant que de la vie. Et nous en sommes le vecteur, le réceptacle, les lèvres encore balbutiantes.

Philippe Mac Leod, Sens et beauté, Ed. Ad Solem, lu chez Naline
 

Jonquilles1

Tout est visage - ha, hooo !-
et l'être des formes produit du sens autant que de la vie …

Ouiii, ces deux-là, moi, elles me font rire ! Placez votre regard un peu à l'oblique au-dessus de leurs têtes encapuchonnées, vous verrez. C'est peut-être un couple, déguisé, ou deux ami(e)s, qui sait ?…

Alors, lâchez-vous, s'il vous plait
et racontez-moi ce qu'ils ou elles font, leurs paroles échangées.
Vous pouvez même leur donner des prénoms,
Daf(fodil) et Glob(uline) par exemple,
ou Momo et Lisa