Retour
Une bonne nouvelle pour les amoureux des oiseaux : Les cigognes sont de retour !
Cet élégant échassier, hivernant en Afrique, nichait autrefois dans toute l’Europe, parfois dès le mois de février, annonçant ainsi l’arrivée prochaine du printemps. Progressivement, de la fin du dix-neuvième siècle jusqu’aux alentours des années 80, l’oiseau a pratiquement disparu. Enfant, Lily entendait régulièrement les plus anciens de sa famille dire : « On ne voit presque plus de cigognes ! Elles ne passent plus chez nous. » Les seules qui restaient encore visibles étaient dessinées sur les sacs de potasse entreposés dans les hangars !
De quelques couples en 1982, la population des cigognes blanches est passée aujourd'hui à 1400 couples, principalement en Alsace.
Les raisons de la régression du nombre de ces oiseaux étaient liées, en partie, à l'assèchement des zones humides, à la prolifération des poteaux électriques, entraînant toujours de nombreuses électrocutions, mais surtout à la sécheresse et à la famine dans leur région d’hivernage en Afrique noire. Parvenant difficilement à se nourrir, chassées pour leur chair, empoisonnées par les pesticides destinés à détruire les criquets, les cigognes revinrent de plus en plus rarement nicher sur les toits ou les clochers de notre pays.
Pour sauver l’espèce, un centre - genre de parc à cigognes - dans le Haut-Rhin, travaille désormais à leur ôter leur instinct migratoire, avec du personnel qualifié pour s’occuper des œufs puis des petits, jusqu’à l’âge de trois ans.
C’est dans l’enceinte de l’écomusée d’Alsace que Lily en a admiré plusieurs couples, volant majestueusement au-dessus des toits pour rejoindre leurs cigogneaux au nid. L’envergure de l'animal est d’environ deux mètres et, en vol, on peut voir cou et pattes, entièrement tendus vers l’avant et vers l’arrière. Leur plumage blanc, noir au bout des ailes, contraste élégamment avec leurs pattes et leur bec rouge orangé. De sonores claquements de ce bec indiquent la vitalité du groupe. Les cigognes se nourrissent de divers petits animaux comme les poissons, grenouilles, serpents, rongeurs, sauterelles, vers et autres « charmantes » bestioles.
Voir et entendre ces grands oiseaux, si fins sur leurs pattes et si élégants, réveille inévitablement en soi une poésie rare des bords de l’enfance, un goût de voyages, d’éternels retours et bien sûr d’amour. Les enfants, eux, vivent la nécessité de lever les yeux, l’étonnement devant tant de blancheur et surtout l’inattendu, la différence avec ce qu’ils connaissent déjà.
Oui, comme le disait une vieille chanson populaire :
"Les cigognes sont de retour,
Sur les clochers des alentours,
Égayant de leurs ailes blanches
Les toits qui penchent
Des vieux faubourgs."
Commentaires
On a vu, certaines années, des cigognes s'installer dans notre région...une a séjourné longtemps dans un champ à 2 km de chez moi... Une commune a installé des "nids" sur des pylônes...Les cigognes sont parties...A l'Arche (Refuge animalier de CHATEAU - GONTIER, 53), il y en a une qui est arrivée, après électrocution...en 1954!...Aux dernières nouvelles, elle serait encore en vie! On n'est pas allé à l'Arche cette année, mais cela ne saurait tarder!...On prendra de ses nouvelles!...
Forcément je me sens un peu concernée par ce billet. Mon aventure sur la blogosphère a commencé à partir d'une livraison de cigogne. Quelques mois ont passé et le pseudo est resté. J'aime beaucoup cet oiseau. Parfois je regarde les parcours des cigognes balisées que l'on peut suivre sur internet. C'est très émouvant et drôle de les suivre ainsi et de lire leurs aventures amoureuses et familiales. La cigogne n'est pas très fidèle !
Superbes photos... j'aime beaucoup tout ce qui touche la nature comme tu le sais... je suis donc heureuse du retour de ces magnifiques oiseaux... qu'on ne voit guère par chez nous...hélas... bisous...