Quelle fable, mes amis !
Un conte très court, où la dérision l’emporte avec bonhommie jusqu’à l’envoi final. De la gourmandise certes, comme l’indique le titre du recueil ; mais cette petite fable savoureuse pourrait bien venir se poser comme un rire léger, comme un petit flocon malicieux, sur la mémoire de quelques humains, les jours où ils se laissent aller à croire que tout ce qui fait leur vie, leurs tracas, leurs biens, leurs responsabilités, leurs principes, est très très important.
- Eh bien quoi ?! Ce n’est pas vrai ???
Un grand procès.
Trois souriceaux, propriétaires terriens,
Possédaient un champ grand comme la main.
- Quel vaste domaine !
Un jour la neige tomba cinq minutes durant,
Un jour la neige tomba et recouvrit le champ.
- Quelle effroyable tempête !
En déblayant la neige, ils ont découvert
Un morceau de beurre gros comme un pois vert.
- Quel trésor inestimable !
Ils l’ont confié au plus jeune pour un quart d’heure,
Ils ont nommé le plus jeune “Gardien du beurre”.
- Quelle responsabilité écrasante !
Mais le beurre sent bon, voilà le danger.
Le beurre sentait bon et le gardien l’a mangé.
- Quel crime épouvantable !
En l’apprenant les autres se sont mis en colère.
En l’apprenant les autres ont battu leur frère.
- Quelle terrible bataille !
Ils l’ont trainé chez le juge. Mais le juge a dit :
“Allez-vous-en en paix, mes trois tout-petits !”
- En voilà une histoire !
Un conte Mongol raconté par Luda dans
365 Contes de Gourmandises, Édition Hatier.
Commentaires
Je ne lui aurais pas fait un procès à cette petite souris un peu gourmande … Je n’aime pas le beurre !… Par contre si c’est du Nutella … je sortirai deux cuillères et on mangerait ensemble ;)
Bisous ma Lily, belle journée !
Une jolie façon de nous faire redécouvrir
” l’humilité “..
N’est-elle pas une qualité un peu trop oubliée..?
Bisous d’une toute petite fourmi qui passait par là
à côté du beurre..:-))
Jolie petite histoire ! bonne journée
Bonjour Lily,
… La justice dans l’absolu, hors-contexte, ne peut être qu’injuste.
La morale de l’histoire, car derrière une fable se cache toujours une morale, c’est que les hommes préfèrent louer leur parole aux animaux.
Ils n’attaquent jamais de front leur tyran. Il y a comme une espèce de lâcheté de leur part, mais une hardiesse pour ceux qui osent le dire.
Merci ma Lily pour ton gentil commentaire qui me touche jusqu’au fond de mon cœur.
Bisous et bonne soirée.
Fais de beaux rêves… Roses les rêves :)
Tu as raison… Quand on est face à une situation difficile, où l’on sait que celui qu’on aime est en danger, les principes, les biens, les possessions sont peu de choses… C’est ensuite qu’on réalise et qu’on révise ses façons de voir et de penser… On mesure d’avantage ce qui est important de ce qui ne l’est pas…
Une “belle” leçon de la vie… ou pas :)
Bisous Lily, belle journée !
Comme quoi tout est question de point de vue…. Belle morale à cette fable là!
Très belle journée Lily, bisous
En fait, ce sont les fleurs qui m’ont inspirée ce poème d’hier…
J’ai une branche d’orchidées en fleur, toutes regardent du même côté… sauf une !… Une rebelle sans doute ;)
Bien sûr, il y a un peu de vécu… Mais je suis tout à fait d’accord avec toi et avec Toun… Rien de tel que le naturel, c’est ce que j’ai toujours fait :) De toute façon, la première place ne m’a jamais intéressée !
Bisous Lily, bon sam’di :)
Merci encore pour le voyage de ce matin :)
Qu’il est joli, ce petit conte… entre ironie et tendresse, on découvre qu’on est bien peu de choses… et que ça ne vaut vraiment pas la peine de faire des procès aux autres pour des broutilles !!
Bises
Effectivement, je me suis jetée dans l’eau, maintenant je publie mes mots, il y aura aussi mes maux parfois, comme demain… Mais ne t’inquiète surtout pas, je gère :)
Je suis heureuse que ça te plaise ! Je suis également heureuse que tu aies pu voir de l’amour dans les yeux d’Happy :)
Bon dimanche Lily, bisous !
quelle belle histoire !
Merveilleux conte qui résume formidablement bien l’humain ! Je me reconnais dans cette histoire !
Comme c’est mignon ! Un très joli conte.
A bientôt.
Mais bien sûr alors, au plaisir de la bonhomie, de la bonne eau mie :)
j’ai toujours pensé que j’étais la garde hyène du bord … :) de la fantaisie de la poésie de la liberté de la tolérance et du recul sur notre petites vies de feuilles de plume …
:)