Petite confidence
L’art est souvent une façon de dire les secrets de la vie à voix basse. Pour que les gens, cultivés ou non, accueillent ces secrets et les mêlent à leurs pensées intimes. Pascale Gautron-Davy expose actuellement ses sculptures en Anjou. Jusqu’au 16 octobre à la Galerie de l’Aubance. Et un peu plus tard à Avrillé, au 8e salon de la sculpture, en tant qu’invitée d’honneur. Une reconnaissance méritée pour cette artiste sensible et très humaine dont le contact avec la glaise et le modelage remonte à 2001 et qui, depuis cinq ans, a fait de sa passion son occupation à part entière.
L’univers de cette artiste gravite autour de la femme et de l’enfance, mais elle se nourrit aussi de voyages intérieurs, de rêves et d’infini, selon ses propres aveux. Lily avait rencontré cette belle dame lors d’une expo à la Tour Saint-Aubin, au printemps. Une femme souriante et très agréable, prenant le temps d’écouter, de regarder et choisissant ses mots avec délicatesse. Cette rencontre, une pierre blanche ensoleillée dans la mémoire !
Échanges murmurés
Petits bouts d’intimité
Ah, l’été indien !
Chez les personnages de Pascale Gautron-Davy, les regards se trouvent souvent tournés vers l’intérieur, en méditation, mais parfois aussi ils sont ouverts sur le monde, les autres. Pour un échange tendre ou malicieux, un moment d’espièglerie, de fantaisie ou de douceur.
Quelle noblesse dans l’attitude de cette femme si lointaine, si proche !
L’artiste raconte son parcours :«Enfant, j’adorais dessiner, peindre, élaborer des formes, des volumes, avec tout ce qui me tombait sous la main. Mon parcours personnel et professionnel a été très proche aussi du monde de l’art et de la création artistique. Irrémédiablement, ce cheminement m’a menée vers la sculpture : une passion qui accapare maintenant tout mon quotidien.»
Pascale avoue «L’infini s’ouvre à moi dès que je commence une composition. J’y vais de mes rêves. Le thème universel de la mère et de l’enfant m’inspire. J’y recherche l’équilibre et l’harmonie dans un travail tout en contrastes entre la légèreté d’une touche et une gestuelle forte et énergique. Trouver la bonne distance entre l’univers intérieur et l’univers extérieur ! Ce qui m’importe dans ma démarche esthétique est de donner ma vision sensible du monde». [aveux lus ici]
Pour fêter Noël sur “La soupe au caillou”, Lily avait choisi deux de ses sculptures à voir ou revoir : [ici]. Sur cet autre blog, vous pouvez admirer une très émouvante “Gaïa” allaitant un de ses deux enfants avec l’autre dans les bras. Et pour finir, un article de presse et une photo de l’artiste avec étole rouge : [ici] Merci Pascale !
Commentaires
Bonjour Lily,
… Le couteau et la plume, ou l’histoire d’une rencontre.
… Merci pour ces petites confidences !
merci de nous faire connaître cette artiste..J’aime beaucoup..Je regrette dene pas les voir de plus près..Bonne journée Lily
La seconde sculpture
me touche particulièrement.
A bientôt Lily.
Je me souviens que tu nous l’avais présentée Lily et je suis aussi touchée par ses oeuvres …
Belle oui très, la noblesse de cette mère qui porte son enfant, sa beauté stoique, son mystère … en font une mère universelle …
Merci encore et je t’embrasse
Dommage que je ne sois pas dans le coin ! Oui je me souviens de ses statues à Noël, qui me faisaient penser à du pain d’épices !!! Autodidacte en plus !
Je t’embrasse
Quel bel article, tant par les sculptures que par les confidences de l’artiste que vous relayez mais aussi par votre regard.
L’art ? L’être, l’écoute de ses silences et son murmure. Merci profondément pour cet article et cette découverte
j’aime particulièrement le seconde statuette…
Je crois qu’elle va bientôt exposer à AVRILLE, tout près de chez nous.
J’irai admirer ses sculptures avec un grand plaisir.
C’est une “belle” artiste, à l’écoute des autres et ses réalisations sont charmeuses.
Je viens de chez Adamante à travers son conte… Je découvre ton blog… C’est sublime ! BIsous
L’artiste a reproduit les attitudes des enfants de manière magistrale.