Alors, quand Lily, près d’un seringa tout parfumé, aperçoit virevoltant, un Flambé, elle est ravie. Toute joyeuse ! Elle a son APN dans la poche et elle sait qu’elle va capturer l’insecte un peu fou. Il est là, non là ! Zut, raté ! Il est parti … Ah, il revient, se pose à nouveau, Sapristi, encore parti ! Mais qu’est-ce qu’il a à voler sans cesse ? Pourquoi ne se pose-t-il pas un peu ?

Bon, là, elle va l’avoir dans sa petite boite magique qu’elle aime … Non ! Encore envolé-disparu ! Elle lève la tête, la tourne dans tous les sens, scrute tristement l’azur, espère vaguement un retour … Elle apprend la patience. Et soudain, alors qu’elle n’y croyait plus, alors que tout de même elle l’attendait, son Flambé revient, virevoltant, léger, en arabesques interminables et imprévisibles.
Elle se dit qu’elle aime ça, que cette rencontre est vraiment une joie, même si elle ne l’immortalise pas en photo. L’important est le temps qu’elle a passé avec son Flambé, l’espace qu’elle lui a libéré dans son intériorité. Puis tout d’un coup, CLIC ! CLIC ! CLIC !… Il était tout près posé sur les pétales du seringa … Juste pour son plaisir ! Sa joie !

Papillon

Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur ;
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur ;

Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles ;


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Voilà du papillon le destin enchanté :
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,

Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,

Retourne enfin au ciel chercher la volupté.

Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)Extrait de ” Méditations “

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La chenille et le papillon

Le travail mène à la richesse,

Pauvres poètes, travaillons !

La chenille, en peinant sans cesse,

Devient le riche papillon.

Guillaume Apollinaire