Dans le courant du XXe siècle, les artistes surréalistes ont cherché de multiples façons à traduire les couleurs et la profondeur de leurs rêves …

“pour accueillir la nuit qui vient avec des personnages bleus
et des oiseaux couleur de fête,

pour saluer la mort d’une salve de géraniums,
pour dire bonjour au jour qui naît sans lui demander
ni d’où il vient ni où il va,

pour rappeler que la cascade est une fillette qui descend
l’escalier dans un éclat de rire,

pour voir le soleil et ses planètes se bercer
sur le trapèze de l’horizon,

pour apprendre à voir et pour que les choses nous regardent
et entrent et sortent par nos regards.”

Extrait de la Fable de Juan Miró, d’Octavio Paz
(Traduit de l’espagnol par Elena Ribera y La Souchère)

… A l’inverse, partant d’une chaude couleur de saison et de quelques signes évocateurs universels, les lutins ont essayé de rejoindre ces rêves. Puis de se les approprier en imaginant une phrase titre (écrite en cursive noire).

Lily s’est ensuite amusée à associer des titres de Miró - en marron - à quelques réalisations enfantines … Une confrontation plus que plaisante !

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“Femme à la blonde aisselle coiffant sa chevelure à la lueur des étoiles.”*

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“Le bel oiseau déchiffrant l’inconnu au couple d’amoureux.”* [ici]

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“Personnages et oiseaux en fête par la nuit qui vient.”*


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“L’aile de l’alouette encerclée de bleu d’or rejoint le coeur du coquelicot qui dort sur la prairie parée de diamants.”*[ici]

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“La marche pénible guidée par l’oiseau flamboyant du désert.”*[ici]

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“Le sourire aux ailes flamboyantes.”*[ici]

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“Vol d’oiseaux au clair de lune.”*

*Titres empruntés, par jeu poétique, à des toiles de Juan Miró.

“Le firmament est plein de la vaste clarté,”
s’émerveillait le Grand Hugo.