En arrivant dans la petite citée ligérienne par la rive droite,
vers seize heures quarante-cinq,
la magie de la lumière a tout de suite opéré.

Cristalline, presque féérique, elle magnifiait les berges,
les maisons, les toitures, les arbres
et les deux clochers datant de l’ancien régime
- St Maurille sur la gauche et le second : Notre-Dame -

Lily croyait se tenir devant une aquarelle grandeur nature !

Elle a  tout de même du attendre dix-huit heures (!)
pour venir sur le pont admirer tranquillement le paysage
et prendre quelques photos ( Grr !)

St-Maurille-Chalonne

La balade fut donc vespérale,
empreinte de quelques restes de douceur.

Dans le fleuve qui charriait ses blocs de glace,
beaux parfois comme des feuilles de nénuphars,

St-Maurille-Chalonne2

se côtoyaient de magnifiques nuances de gris

reflets-Loire3
- du gris perle ou argent jusqu’au magnifique gris de Payne,
bien connu des aquarellistes,
en passant par le gris tourterelle et le gris “bleu ardoise”… -

reflets-Loire
  que caressaient les délicats reflets du couchant …

Notre-Dame-Chalonne
reflets-Loire2

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, c’est au fond du fleuve (avec un cumul de plusieurs jours de suite à -7°ou -10°) que la glace se forme avec un certain fracas avant de monter à la surface. Le choc des blocs entre-eux est à l’origine de leur jolie forme ronde.

Au retour, à la sortie de la bourgade voisine, entre neige et glace un vanneau huppé tapotait le sol de son bec.

Sa huppe gris de Payne
Dansant sur la neige blanche
Vanneau en hiver