L'âge d'Or
“A la fête des Rois, le jour
Croît d’un pas de Roi
“Maman, plus tard, moi je serai
blanchisseur de nuages ou berger d’oiseaux,
peut-être compteur de gouttes d’eau,
arbitre pour combats d’escargots,
garde du corps pour papillons,
acupuncteur pour hérissons,
clown pour passants fatigués,
imprimeur pour sans-papiers,
décorateur de coccinelles,
empêcheur de tomber du ciel.
Puis, j’inventerai la machine à ne rien faire
qui se tendra en hamac depuis la terre
vers un point très lointain du vaste univers.
Alors, on m’élira comme la plus lente
et la plus mignonne étoile filante.
Respirant le grand air des galaxies,
à cheval sur l’Ourse, sur la queue de Castor,
employé des affaires privées de l’infini,
je connaîtrai enfin l’âge d’or.”
Carl Norac - Printemps des poètes 2008 -
Avec la très chaleureuse autorisation de l’auteur
“Grande ourse” par Johannes Hevelius XVIIe - Source Wikipédia
Commentaires
Merci Lily pour tes mots déposés; c’est doux comme un sourire,un parfum d’amitié.
Que l’année te soit douce, fleurie de mots chantants,de soleil, de tendresse et de sérénité.
J’hésite entre berger d’oiseaux et décorateur de coccinelles…. Les deux peut-être, en alternant en fonction des saisons ?
J’aimerais être imprimeuse pour sans papiers…
Mon petit voisin veut être pilote de nuages, on pourrait l’ajouter à la liste!
La Grande Ourse du XVII est superbe!
Je ne connais pas Carl Norac mais vais m’empresser d’aller à sa rencontre. Quelle belle poésie, elle est d’une fraîcheur qui réveille en nous un joli monde, merci Lily, douce année 2014 à toi. brigitte
Je ne connais pas ce poète, j’aime bien ce poème, je vais le dire à mon petit fils
Un très beau poème pour enfants
apprécié par les plus grands.
C’ est vraiment trop joli …tous ces mots se dégustent comme un bonbon…Moi aussi vais partir à la recherche de Carl..:-))
Je t’ embrasse LiLy
Mais qui est cette petite fille, Lily ? Serait-ce la jolie petite Gaïa ?
Age d’or, parfum de petite enfance, que de doux souvenirs qui me reviennent…
Des bises !
Un plaisir de lire des mots si simples et poétiques ! Ils glissent dans la bouche ! Merveilleux moments de tendresse entre Gaïa et sa maman…