Maram al-Masri *, originaire de cette terre meurtrie, utilise l’arme de la poésie pour dire la souffrance et l’abomination, pour crier la soif de liberté qui anime son peuple et ainsi croire résolument en l’avenir. Une femme déchirée intérieurement, mais tellement solaire !

Sur le mur d’une école
le mot liberté a été écrit avec de la craie blanche
par les petites mains des écoliers.

Sur le mur de l’Histoire
la liberté a écrit leurs noms
avec du sang.

Elle va nue la liberté, Edition Bruno Doucey, 2013, p.13 

L’avez-vous vu ?

Il portait son enfant dans ses bras
et il avançait d’un pas magistral
la tête haute, le dos droit …

Comme l’enfant aurait été heureux et fier
d’être ainsi porté dans les bras de son père …
Si seulement il avait été
vivant.

Elle va nue la liberté, p.21

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Le samedi 08 mars, devant une trentaine de personnes j’ai lu le poème qui a donné son titre à l’ouvrage, debout sur le banc de la Liberté, dans un quartier d’Angers. Applaudissements. “Merci, nous pensons à ce qui se passe là-bas !” a dit au micro un des organisateurs.

Maram al-Masri | elle va nue la liberté

Elle va nue la liberté, Édition Bruno Doucey, 2013 :
Petits poèmes courts et denses, scènes quotidiennes de vie et de douleur. Regards d’enfants, de femmes, de pères et de mères, d’étrangers. Évocation de l’intime, de l’impensable, de la mort. Plongée dans le deuil et le désir de reconstruction. Travail d’expression et de mémoire, pour clamer l’horreur et la force de la vie.

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* Je vous en parlais ici. Par ailleurs, vous pouvez voir le blog de Maram al-Masri (non actualisé depuis 2010) et la retrouver sur sa page Facebook. Voici également un lien vers une vidéo qu’elle vient de m’envoyer aujourd’hui : http://m.youtube.com/watch?v=KMhO9vHrwWM&feature=youtu.be