Goganes-Arborétum

“Goganes” en Anjou, càd Fritillaires pintades


Quel dur chemin

Quel dur chemin le glissement
De l’hiver au printemps
Du gris au bleu puis au vert
Le glissement du confort
Vers la simplicité, la joie,
L’émerveillement

Accueillir le silence, la lumière
Les fleurs comme une promesse
Les amis compagnons de route
L’étranger et ses doutes
Et inlassablement suivre l’étoile qui
Depuis ce fameux jour nous fait signe

Lily Framboise, mars 2014
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Récemment j’ai relu une belle pensée d’Etty Hillesum et, parce qu’à mon sens elle complète bien le poème glissé sous les goganes, je me suis permise de la mettre en forme :

Vastes clairières de paix

Notre unique obligation morale,
c’est de défricher en nous-mêmes
de vastes clairières de paix
et de les étendre de proche en proche,
jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres.
Et plus il y a de paix dans les êtres,
plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition.

Etty Hillesum, 1942, “
Une vie bouleversée” - Editions du Seuil