Vire-langues et pince-oreilles
C'était devant une librairie, un samedi de "Fureur de lire", (vous vous souvenez), à l'automne 90…
Pour la première fois, Lily devait raconter dans la rue, avec ses copains conteurs. Elle était heureuse de l'aventure, mais un peu tendue et inquiète tout de même. Elle a choisi de commencer avec quelques vire-langues pour chercher son public et se mettre à l'aise.
Des vire-langues, vous en connaissez, c'est sûr… Alors vous pouvez vous amuser à redire ceux qui suivent de plus en plus vite et offrir ensuite à ce blog ceux qui trainent dans votre mémoire et que vous avez plaisir à "mastiquer" de temps en temps.
- Petit, décontredécadécoureille-moi cette porte !
- Comment que tu veux qu'i te la décontredécadécoureille ?! Mon Pépé, avec son grand décontredécadécoureilleur, n’a jamais pu la décontredécadécoureiller !
- Oh ! roi Paragaramus, quand vous désoriginaliserez-vous ?
- Moi, roi Paragaramus, je me désoriginaliserai quand le plus original des originaux se désoriginalisera.
- Petit pot à beurre, quand te dépetitpotabeurrereras-tu ?
- J'me dépetitpotabeurrererai lorsque tous les petits pots à beurre se dépetitpotabeurrereront.
Six chats sis sur six murs pistent six souris qui sous six lits sourient sans souci des six chats qui les pistent.
Au fait, les pince-oreilles, c'était juste pour rire ! Mais il existe bien des trompe-oreilles… Pour une autre fois !
Commentaires
c'est rigolo, je ne les connaissais pas tous !
J'en ai un que j'ai appris en école de vente.
Gros grain d'orge, quand te dégros graind'orgeriseras-tu ? Je me dégros graind'orgeriserai quand tu te dégros graind'orgeriseras !
Bises
Sim racontait "L'évadé du Névada" un long texte délirant où cet évadé dévale la vallée...
Si ces six scies-ci scient si bien ce cyprès-ci, ces six scies-ci scieront ces six cents cyprès-ci. :)
Tiens ? je suis tombé sur un blog où ça parle pas français ? bizarre ce truc, faudra que j'en parle à lily …
Bienvenue Josette ! Je connaissais le texte, mais pas l'auteur, alors merci à toi.
"C'est l'évadé du Névada qui dévalait dans la vallée, dans la vallée du Névada, qu'il dévalait pour s'évader, sur un vilain vélo volé, qu'il a volé dans une villa, et le valet qui fut volé vit l'évadé du Névada qui dévalait dans la vallée, dans la vallée du Névada, qu'il dévalait pour s'évader sur un vilain vélo volé". Sim
Didon dîna, dit-on, du dos d'un dodu dindon.
les plus connues :
Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.
Les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches ?
quelques autres :
Un chasseur qui chassait fit sécher ses chaussettes sur une souche sèche.
Sur six chaises sont assis six frères, sur six cent six chaises sont assis six cent six frères.
La sole a salé son lit mais la mer a lavé le lit que la sole a salé et la sole rissole dans la casserole.
Trois gros rats gris dans trois gros trous creux ronds rongent trois gros croûtons ronds et trois très gros grains d'orge
Fruits frais, fruits frits, fruits cuits, fruits crus.
celle ci spécialement pour vous:
Que lit Lily sous ces lilas-là ? Lily lit l'Iliade
bon mercredi
Il faut qu'un sage garde chasse sache chasser tous les chats qui chassent dans sa chasse.
Oh la la, aujourd'hui il faut un décodeur... Mais qu'est ce ??... Une langue venue d'ailleurs ?
(cela fait longtemps que tu n'es pas venue vers chez moi, tes petits mots me manquent !)
Kiki était cocotte, et Koko concasseur de cacao. Kiki la cocotte aimait beaucoup Koko le concasseur de cacao. Mais Kiki la cocotte convoitait un coquet caraco kaki à col de caracul. Koko le concasseur de cacao ne pouvait offrir à Kiki la cocotte qu’un coquet caraco kaki mais sans col de caracul. Or un marquis caracolant, caduc et cacochyme, conquis par les coquins quinquets de Kiki la cocotte, offrit à Kiki la cocotte un coquet caraco kaki à col de caracul. Quand Koko le concasseur de cacao l’apprit, que Kiki la cocotte avait reçu du marquis caracolant, caduque et cacochyme un coquet caraco kaki à col de caracul, il conclut : je clos mon caquet, je suis cocu !
B. HALER
J'arrive un peu tard : ce que je connaissais est passé (j'utilisais souvent le gentil pot de beurre! ...) Alors, j'ose ... en anglais (pardon !) ...
What noise annoys an oyster if a little noise annoys an oyster a louder noise annoys an oyster more ... J'en ai d'autres, mais mon anglais est lointain, et son orthographe mal assurée !
Latteôtéemurgâtétrous'yfitrats'ymitchatl'apris
Je l'ai hérité de mon père !
Avec sa blague servie 100 millions de fois ... : "J'achète un melon, je l'emballe dans un journal , de quel côté est la queue ?"
Pas de réponse salace, non, non, c'est une juste une question facétieuse qui n'a pas de réponse ... Celui qui raconte la blague, la répète inlassablement jusqu'à ce que celui qui l'écoute sans aille dégoûté de ne pas trouver la réponse et de ne pas l'avoir reçu de celui qui la raconte ...
Qu'est-ce que j'ai pu l'entendre et m'en navrer ...
Le cricri de la crique crie son cri cru et critique car il craint que l'escroc ne le croque et ne le craque.
Dans l’quartier d’la gare du Nord, tout l’monde connaît Totor. Ce gars-là fait un métier très particulier. Il passe les rails du chemin d’fer tous les dimanches au papier d’verre. Mais comme c’n’est pas un feignant, tout l’monde chante en le plaignant : « Totor t’as tort, tu t’uses et tu te tues, pourquoi t’entêtes-tu ? En t’entêtant, t’entends, Totor, tu te tues et t’as tort. »
C'est l'histoire d'un gars qui s'appelle Paul, qui meurt de froid en pleine région polaire, dans un amas de vêtements divers et décolorés, recherchant vainement une pierre précieuse avec un outil inapproprié, alors que sa fiancée tarde à lui téléphoner depuis sa voiture allemande.
Moralité : Paul se pèle au pôle dans une pile de pulls et de polos pâles.
Pas plus d'appel de la poule en Opel que d'opale dans la pelle à Paul
Bisous du soir lily, bonne soirée...
Atmosphère détendue ce soir..."j'aime ces changements de météo sur tes chemins de mots"...Tu as remarqué que je n'hésite pas à essayer d'en fabriquer un "maison" de virelangue...!! Et en plus, j'en suis fière! J'adore ce genre d'exercice qui me fait gigoter la langue...
Je vais les montrer à mes enfants, ils vont adorer!
Oh! ben vous en avez des recettes pour délier les langues: moi, j'étais un peu à sec! Je me suis aperçu en cherchant, que j'en connaissais plus en anglais qu'en français! Mais mon anglais est trop lointain...Je ne sais plus l'écrire!
Ahah :) Ça m'a rappelé mes cours d'art dramatique au secondaire :)
Un plaisir de lire ton billet et tous les commentaires. "Ton thé t'a-t-il ôté ta toux ?" Quand j'étais enfant j'en avais quelques uns en réserve, mais là je ne me souviens que de quelques morceaux, genre : "Natacha n'attacha pas son chat Pacha. Cela fâcha Sacha..."
Chouette, chouette, chouette, tout plein que je ne connaissais pas !!!
;-)
Bisous ma Lily