Course folle
Vous êtes prêts pour un petit jeu ?… Qui peut s'avérer amusant ! Et facile, de toute façon, puisque vous avez le choix entre trois degrés d'investissement, selon vos capacités, votre temps ou votre plaisir.
Il s'agit de composer un récit à plusieurs. Lily démarre l'aventure avec trois phrases piochées dans un livre de sa bibliothèque. Chacun continue l'histoire en écrivant à son tour trois phrases. Mais pour cela trois possibilités sont offertes :
- Vous avez l'inspiration et les phrases s'alignent en prenant la direction que vous souhaitez.
- Vous cherchez dans un livre trois phrases à suivre qui correspondent bien à l'ambiance que vous voulez installer. C'est l'inspiration éclairée par les écrivains.
- L'inspiration vous fait défaut, mais vous êtes joueur, alors vous confiez la suite des évènements au hasard : Vous prenez le livre qui vous tombe sous la main et vous copiez les trois premières phrases entières de la page 98. C'est-à-dire que vous sautez la fin de la phrase commencée à la page précédente. OK ?!
Si vous empruntez les phrases d'un auteur, merci de les mettre entre guillemets et de mentionner le titre et l'auteur. Si la prose est de vous, vous mettez seulement des guillemets pour démêler le fil de l'histoire de ce que vous pourriez ajouter, qui n'aurait pas de lien avec le récit.
À la fin, Lily récapitule tout dans un billet, en espérant de belles participations, eh oui, quand même !… Possibilité de jouer autant de fois que vous voulez, jusqu'à vendredi prochain.
Course folle
En exergue de ce récit, une phrase de Sylvie Germain :
"Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s’y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y ré-insuffler de l’énergie, de la lumière, de l’inédit, quand elle s’embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise."
"Le petit garçon arraché à son sommeil court sans rien comprendre et mêle ses pleurs au grand vacarme ambiant; ses pleurs se font sanglots quand la main qui tenait la sienne le lâche soudainement. Il est seul dans la foule, si seul dans son cauchemar. Car il dort encore, il dort debout en courant et criant." Sylvie Germain, Magnus, page 98. À vous …
Commentaires
“De son poste d’observation, il pouvait difficilement distinguer autre chose. Il se souvint alors qu’ils étaient de grands amis depuis l’enfance. Cela le rassura jusqu’au moment où ils se déplacèrent sur le banc et où il se rendit compte qu’ils se tenaient par la main.”
Extrait du livre de Nicholas Sparks, Premier regard.
Bisous et belle journée Lily !
Belle idée !
“Quelqu’un criait. Non, il ne criait pas, il se lamentait. Des passagers s’étaient rassemblés et discutaient d’une voix pressante.” Khaled Hosseini, Les cerfs-volants de Kaboul
“Que vous étiez jolie hier ; bien des fois je vous ai rêvée brillante et pleine de grâces, mais j’avoue qu’hier vous avez surpassée votre rivale, la solitaire création de ma pensée, et, le doux sourire que je m’imagine excepté, vous resplendissiez de toute beauté idéale que je vous prêtais si largement, désespérant de vous y voir atteindre.”
Extrait du Livre de Marc Lefrançois “la vie sexuelle des grands écrivains”
Je suis justement actuellement dans une course folle mais je viendrai jouer avant vendredi Lily oui !!!
Bisous qui déménagent !!! ;)
“Il était si conscient de sa présence à ses côtés que ses mains tremblaient légèrement, pendant qu’il triait et tranchait. Elle le remarqua, parce qu’elle aimait ses mains - les doigts longs, les ongles carrés. Puis le couteau glissa, il se coupa l’annulaire; elle lui retira immédiatement le couteau et coupa un ruban de sa robe pour étancher le sang.” Jeanette Winterson, Garder la flamme.
Ne pleure pas Jeanette Tra la la tra la la
Nous te marierons…
Avec le fils d’un prince ou celui d’un baron !
Débrouille-toi avec ça ma Lily ! :D
Gros bisous et belle journée !
“Ce soir-là, lorsqu’elle se pencha pour l’embrasser, il lui donna un rapide et léger baiser. Elle ne voulu prêter aucune attention à ce changement d’attitude. Du reste, il lisait un volume sur la sculpture yougoslave.” Pearl Buck, Un cœur fier.
“Janković, Ubavkić, Živković, ces noms de sculpteurs lui évoquent son pays d’origine. Des souvenirs affleurent son esprit, des odeurs revenant des profondeurs de l’enfance le submergent. Sa grand-mère si souriante et aimante lui avait donné un lapin albinos dont il s’occupait.”
Lily c’est génial ton idée ! Je sens que je vais y revenir à plusieurs reprises… L’histoire démarre très fort !
Bisous et bon weekend chaud.
“Il s’assit devant sa machine , alluma une lampe, et relu les toutes dernières lignes de son chapitre. “Comme je regrette la ville où je suis né et où je ne mourrai pas. Tout me manque, ses rues, ses nuits, ma liberté de tous les instants, les amis qui pouvaient un soir vous embrasser comme du bon pain et vous tirer une balle dans l’œil le lendemain.” Tonino Bénaquista, Malavita.
“Il était triste et donc injuste. J’ai barré tout ce qu’il disait…
mais j’ai gardé le dessin parce qu’il est très ressemblant…
Il n’est pas si méchant que ça, mais il est tellement mélancolique…”
Extrait de “Lettres à l’inconnue” de St Exupéry
Bel après-midi tite Lily !
“Tu ne vas pas me quitter, disait ma grand-mère. Tu as tout ici. Je mourrais avant ton retour.” Martin Gray, Au nom de tous les miens.
Je me souviens l’avoir serrée très fort avec mes petits bras ; de grosses larmes coulaient sur ses joues toutes ridées et creusées par le temps.
je les essuyai doucement et lui claquai un gros baiser sonore, comme lorsque j’étais petit pour me faire pardonner mes bêtises. Elle me regarde avec une infinie tendresse dans les yeux qui me fit fondre et mis mal à l’aise car je savais que j’allais être obligé de mentir.
Hou la la, je triche, j’ai mis plus que trois lignes, et en plus je m’y suis reprise à deux fois, tu ne m’en veux pas ?
C’est trop amusant ton idée, je reviendrai,
“Nous sommes tous obligés de nous composer une chimère de notre passé à laquelle nous croyons avec un sentiment d’évidence. Et les enfants blessés sont, plus que les autres, contraints à se faire une chimère, vraie comme sont vraies les chimères, afin de supporter la représentation de la blessure car le seul réel supportable est celui qu’ils inventent.
Dès l’instant où un enfant peut faire le récit de son épreuve, ses interactions changent de style et le sentiment qu’il éprouve en est métamorphosé.” Les vilains petits canards de Boris Cyrulnik
- “Ca va très bien, j’ai dit. Pourquoi ?”
Il n’a pas insisté.
On dit ici que le vent parfois est tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons.
(page 98, Claudie Gallay - Les déferlantes)
“Elle dit ces vers anciens, très simples, qui me donnèrent envie de tourner la tête :
“Sois heureux et va, car rien ne dure.
Mais souviens-toi toujours combien je t’ai aimé.”
J’allais. J’usais mon cul sur les bancs des navires, les selles des chevaux. J’eus des chaussures en cuir dont les bouts remontaient et qui faisaient rire les enfants dans les villages : des chaussures de femme ! et je marchai pieds nus sur des cailloux coupants.” Antoine Audouard, Adieu, mon unique.
“Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.” Victor Hugo, les Contemplations
“Pour éclairer ce qu’elle éclairait, l’aube aurait mieux fait de rester où elle était. Les premières lueurs avaient découvert le mouvement des nuages. Il y avait eu une déchirure à l’est, juste au ras tranchant des hautes montagnes. ” Jean Giono, Que ma joie demeure
De mon jardin, ces quelques mots j’écris,
Divins parfums de fleurs envoûtent mes narines en ce petit matin,
Mouches à miel et autres fourmis,
viennent me dire bonjour au gré de leurs envies…
Quel bonheur l’été le petit-déjeuner au jardin,
Souvenirs engrangeons pour un autre demain…
Les touches j’effleure pour ma douce Lily
Les quelques mots promis pour histoire finie…
Bon dimanche et gros bisous !
“Le canon s’est tu. L’aube se hasarde dans les rues, craintive et blafarde. Trois hommes empilent sur une charrette des cercueils en bois clair et encore vides.”Christophe Malavoy, Parmi tant d’autres …
“C’est un menuisier.
“Et le réseau fonctionne bien?
“Oui il est très stable. Il ne comprend pas beaucoup de monde, seulement onze personnes, mais ce sont des lecteurs très fidèles.”
Page 98. Jacques POULIN. Les tournées d’automne.
“Quelle horreur ! Le malheureux !… Ce qui me bouleverse par-dessus tout, c’est que nous aurions pu … que nous aurions dû le sauver, puisque nous connaissions le complot …” P98 Arsène Lupin, Les huit coups de l’horloge
“Depuis l’enterrement de son père, elle avait aimé la blancheur des vêtements de deuil et nulle couleur ne lui seyait mieux ; elle y gagnait une sorte de beauté spectrale. Le deuil est parfois une convention purement mondaine, parfois l’aveu d’une révolte contre les dieux, exprimée avec une pompe et un faste insolents.” Un moment à Pékin de Lin Yutang.
“Par la fenêtre, elle voyait Tara qu’éclairait le pâle reflet de la lune naissante. Les nègres étaient partis, les champs s’étendaient, ravagés, les granges étaient incendiées. Tara gisait sous ses yeux comme un corps ensanglanté, comme son propre corps qui saignait goutte à goutte.”
Autant en emporte le Vent-Margaret Mitchell
“Pendant quelques heures avant l’aube, elle dormit au pied d’un cèdre géant évidé par le feu. Elle retira ses bottes de cuir, ses chaussettes et ses guetres, qu’elle fourra entre son corps et ses vetements pour les faire sécher. La jungle du cèdre sous lequel elle avait fait halte la protégeait bien contre la pluie et le vent ; c’était aussi l’endroit où les cerfs se réfugiaient.”
Le ciel, les étoiles, le monde sauvage - Rick Bass
“Les personnages de sa vie défilaient dans son esprit, et il s’arrêta longuement sur A. S’étonnant d’avoir si peu pensé à elle depuis qu’il était parti. N’était-ce pas à cause d’elle que le meurtre avait été commis, à cause d’elle qu’ils avaient fui ?” Amin Maalouf, Le rocher de Tanios
“Elle est où je vais quoi qu’il arrive
elle est où je suis comme un mot transparent
Si je la cherche elle me fuit
si je l’ignore je la trouve”
Hotel du sans visage, Jean-Claude Silbermann
“J’étais en retard d’une enfance, du bonheur; je courais après eux. Je ne pouvais pas m’arrêter. La douane, les transporteurs, le bateau : déjà ce premier voyage s’achevait.” Martin Gray, Au nom de tous les miens
“C’étaient des promenades qui l’eussent beaucoup compromise avec tout autre ; mais Laurent lui gardait religieusement le secret de sa confiance ; et ils se plaisaient tous deux à l’excentricité de ces mystérieux tête-à-tête qui ne cachaient aucun mystère.”
Elle et Lui - George Sand
Belle journée Lily ! Bisous bisous !
“Lorsque j’étais enfant, dit-il, j’avais peur de m’abandonner au sommeil. Je redoutais de ne plus jamais revoir le matin, ni ma mère. J’exigeais des assurances infinies, des pactes avec le soleil couchant, des promesses solennelles que l’on viendrait avec tambours et lanternes me chercher dans le néant, si je m’y perdais.” Henri Gougaud, Paramour