Pour ma part, j’adore lire à voix haute les poèmes que je découvre ou que j’aime. Lors de stages, j’ai adoré également que l’on m’en coule dans l’oreille, en fermant les yeux c’était encore meilleur. Hum, cette caresse pour le corps, l’esprit et tout l’être; cette invitation à goûter les mots comme une fête, un appel, un partage !

Pourtant, je crois aussi que chacun peut trouver sa propre voix face aux paroles qui lui viennent d’ailleurs. Lisez par exemple ci-dessous Gérard Le Gouic, laissez vous embarquer par ses mots, son énergie et puis, si le souffle de l’inspiration vous chatouille, enchaînez avec votre propre parole, vos tourments, vos “aurores de tous les instants” …

Dévoilez-moi l’espoir

Dévoilez-moi l’espoir qui vous tourmente,
je vous révèlerai la douleur qui vous ronge,
mais l’espoir est un intime secret
qui brûle comme l’âtre de la mer,
qui lave comme le sel de l’amour
et vous aide à inscrire devant vous
l’étrave de votre vie.

L-ile aux-moines-2012

Port de l’île aux moines, juin 2012

L’espoir guide le bâton
du voyant et du pèlerin
il est votre utopie et vos multiples forces,
votre étoile que vous découvrez
dans les cours d’eau et sous les écorces,
l’espoir est votre aurore de tous les instants.

Gérard Le Gouic    (Le Printemps des Poètes 2004)**

Poème publié dans l’anthologie Une salve d’avenir. L’espoir, anthologie poétique, parue chez Gallimard en Mars 2004 

* Alexandre Desrousseaux “Le p’tit Quinquin. Ah, Colette Magny !
** Vous pouvez toujours, si ce n’est déjà fait, soutenir cette manifestation “en danger” en vous rendant sur le site “Le Printemps de Poètes” pour en voir les modalités !