Bien sûr, vous avez du voir l'effet dévastateur du vent et de l'eau à la télévision, mardi, mais je vous invite tout de même à visionner  ce diaporama de Libération, (par un simple clic) qui a retenu toute mon attention. Au-delà des dégâts matériels, colossaux, quel désastre humain ! On se tait et puis on cherche des mots.

"La corbeille de fruits" de Rabindranath Tagore s'est offerte à moi à la page 238. Je l'avais ouverte au hasard, mais cet extrait de "LES RAMEURS" - et particulièrement la voix du capitaine dans la nuit - me dit quelque chose de notre monde, aujourd'hui.

"Ils s'éveillent en sursaut dans une peur soudaine et demandent :

- Camarades, quelle heure a sonné ?

- Quand viendra le jour ?

Les nuages ont effacé toute étoile.

Et qui pourrait reconnaître le doigt de l'aurore faisant signe ?

Ils saisissent leurs rames et s'élancent, désertant les lits; la mère prie, l'épouse guette à la porte;

Il y a un gémissement d'adieu qui monte vers le ciel;

Et il y a la voix du capitaine dans la nuit :

"Venez, mariniers, car le temps de la sécurité a vécu !"

LES RAMEURS (extrait) Rabindranath Tagore
Dans "L'offrande lyrique suivi de La corbeille de fruits", qui me fut offert en 1983. Poésie/Gallimard

Drapeau-New-Brunswick

Le drapeau du New-Brunswick, touché lui aussi par l'ouragan, alors que je viens juste de refermer le magnifique "Madame Perfecta" de la grande romancière Antonine Maillet, originaire de Bouctouche.

"Même les canards ne font pas les fiers
à l'approche de l'ouragan !"

In Libération