Evidence
26octobre2012
Albert Anker (1831-1910) “Jeune fille lisant”
Plus chaque minute est intense,
Plus valsent les heures et les saisons.
J’ai un merle sur mon chignon
Et je pense à l’Évidence …
Elle aussi elle danse,
Au clair de mes visions.
Lily Framboise
Octobre 2009
(publié ici)
Commentaires
Aspiration….
Dans ma vie d’avant, celle que j’ai laissée, il fallait se concentrer, s’appliquer, faire de son mieux pour entendre les vies morcelées de ceux qui s’adressaient à moi. Ces gens fracturés, découpés par la vie venaient me soumettre leurs difficultés avec espoir que je les aiderai à coller les morceaux. Cette vie ou chaque minute est intense ne laissait pas de temps pour prendre du temps. Les journées défilaient à toute allure mais un jour, Stop a été une évidence !
Et me voilà….installée à profiter des beautés immédiates et fugaces de ce qui nous entoure. J’ai trouvé du temps et un univers, enfin les contes……et celui de la méditation, lunettes à la main et livre sur les genoux.
Et ce soir les premières vacances,
pour celles dont nous avons oublié
le rythme effréné …
A présent, c’est l’évidence,
le temps ne nous est plus compté,
pour toi, la retraite qui apaise,
pour moi, le congé qui s’impose.
Ou plutôt si… le temps nous est disposé,
pour chaque seconde aimer.
Cathy
Bises Lily
L’Évidence, entre deux personnes, suppose souvent une histoire d’épaisseurs multiples, une histoire de millefeuilles et de triple vivant, alors forcément, ça rend la vie plus dense, intense et le cœur dansant, détendu… jusqu’au jour où se pointe la crampe, où la tête tourne et où on préfère sortir de la piste de danse…
La vie pleine des vies denses ne manque pas de relief… elle n’est pas morne plaine, même si parcourue de méandres qui posent questions voire problèmes… pas si évident…
L’Évidence ne se trouve-t-elle pas dans l’alternance entre moments forts et lents, ces derniers s’allongeant en vieillissant?
J’ai adoré ces décades si denses en tout; à la mi-retraite, j’apprécie le ralentissement du rythme qui, loin de me faire sentir vieille, me donne la distance silencieuse si propice aux réflexions.
Merci Lily, elles sont superbes ces deux femmes!
Très beaux portraits que celui de ces deux femmes…:-))
L’une avec sa jeunesse construit sa vie, le regard avide de découvertes tandis que cette vieille femme seule certainement … contemple le chemin trop vite parcouru …!
Ainsi sera toujours la vie … un éternel balancement entre l’être et l’avoir été ..:-))
Savourons pleinement chaque seconde … elles sont des cadeaux si précieux …
Belle soirée à toi Lily
Les vies dansent… C’est l’évidence… J’adore A.Anker… Belle journée à toi.brigitte
J’aime…
J’aime les images de ces deux femmes, une jeune, une très agée, qui toutes les deux savent apprécier l’instant de la lecture d’un livre qui les captive, les emporte ailleurs, leur permet de vivre, en même temps que leur propre vie, la vie de quelqu’un d’autre. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il ne s’agit pas là d’une fuite, d’un évitement ou d’une incapacité de faire face à sa réalité, mais plutôt d’un enrichissement de sa propre vie. Un enrichissement qui peut permettre de prendre une distance, un recul, d’adopter un autre point de vue…
Je souhaite à tous ceux et à toutes celles qui prennent un moment de repos ou qui sont arrivés à leur retraite d’excellentes lectures !
Je lis et je relis, je me demande qui est ce merle et ce qu’il fait sur ton chignon :) Je me demande ce qu’est cette Evidence, et je regarde ces deux tableaux de femmes, la jeune et la vieille, je me dis elles sont les mêmes, c’est peut-être cela l’évidence, le temps passe et nous restons les mêmes, à l’enveloppe près^^
J’aime ton court poème, du rythme et des images…
C’est un joli poème :)
Beau choix, chère Lily que ces deux femmes au chignon sage …
Très belles toiles, belles et émouvantes, je penserais qu’il s’agirait des mêmes, même jupon rayé, le premier a les couleurs des choses promises par l’espérance malgré la difficulté de la tâche, la panière est pleine de linge qu’il faudra laver, repasser encore et en corps, le second les marques du temps, l’usure des plaies et de la vie, la verticalité sage aussi …
La première au début de sa vie, qui la découvre, tout enthousiaste et animée de sa jeunesse mais déjà calme et sage, la vie est belle et rude, la seconde, elle repense à sa jeunesse, jeune liesse, au chemin parcouru, à toutes les évidences qu’elles a rencontrées sur sa route, mais qui pourtant, au bout, l’ont laissée seule.
Le fil conducteur, la rêverie au bout des doigts, un livre, le livre de la vie …
Cadeau the book of love de Peter Gabriel
http://youtu.be/FmnDXRJ7btE
J’ai aimé ce moment d’émotion, cette femme ” au merle sur son chignon” qui nous le fait partager …
J’aime ton poème
et ces deux portraits rapprochés.
La vie est là, toujours intense.
Certaines évidences sont si évidentes que l’on n’y prête plus d’attention…
Dommage car les attentions qui sont considérées comme des évidences perdent toute leurs louables significations…
Chère Lily ce qui me charme dans ces deux photos c’est le toujours vivace plaisir de lire !car pour cela il n’y a pas d’âge !
C’est comme venir visiter un blog; là non plus il n’y a pas d’âge !!!
Te souhaiter une heureuse journée…voilà encore une joyeuse évidence !
Il faut vivre dans l’intensité… Et l’évidence vient après… Bisous ma Lily (et le premier tableau est une vraie merveille !! On dirait une photo
Joli ton poème accompagné de ces deux magnifiques tableaux de deux âges de la femme relié par un livre ! L’évidence : Hé Vies, danses ! Voilà ce qui me vient spontanément ;p