Passage
Quand vient l'automne, le temps du blues, le temps du passage…
Caspar David Friedrich (1774-1840) Berlin
"Quand j'ai le blues
Quand rien ne va
Moi
Je vais chez Moon Hir
Je cogne mes trois petits coups
D'oiselle Miss Pivert à la porte grise
Et toc et toc toc toc
Je rentre sans attendre car Moon Hir n'entend jamais rien
Assourdi par le bruit des machines
Quand rien ne va
Quand j'ai le blues moi
Je vais dans l'atelier de Moon Hir
Machines et Cambouis
Un vrai havre de paix
Je grimpe sur le tabouret et je regarde Moon Hir et
Moon Hir me regarde
Moon Hir me sourit dans le bruit
Il a des palmeraies
Il a des oasis dans ses yeux noirs Moon Hir
Il a le rire clair d'un enfant à décroisser la Moon
A décrocher la Lune
Puis je repars l'âme légère
Bruissements d'ailes
Et cœur content"
Cagire, Blog "Orion fleur de carotte."
Merci à elle !
Vitrail Marc Chagall Eglise Tudeley, Angleterre,
Source Wikipédia
Commentaires
Un poème d’un grande sensibilité.
Il se trouve qu’avec la mise en page de ton billet – du moins lu sur mon écran – donnait d’abord ce texte :
« Quand j’ai le blues
Quand rien ne va
Moi
Je vais chez Moon Hir
Je cogne mes trois petits »
Plutôt noir si on en restait là !
“…Puis je repars l’âme légère/ Bruissements d’ailes/ Et cœur content.”
C’est très beau, j’en fais de même ! Belle journée Lily, à bientôt. brigitte
merci pour ce texte sympathique…
mais qui est en fait ce Moon Hir?
@ Nikolai : N’est-ce pas le propre de la poésie d’évoquer des personnages sur lesquels chacun mettra des noms différents ? Moon Hir peut-être un vieil ami, un artiste, un sage, mais aussi pourquoi pas une idée, un lieu, un rêve, une passion … Pour ma part les réponses varient selon les moments, mais j’opte souvent pour ma première proposition …
Magnifique poème. Un conte des 1001 quotidiens, avec les 3 coups magiques, le vieux jean et les 3 trésors à trouver, l’arbre, l’eau et le rire.
Porte grise, cambouis, yeux noirs et bleu de travail contre le blues… Aller vers plus foncé pour retrouver la lumière.
Mounir : prénom arabe qui signifie “celui qui éclaire”…
Et puis Mounir, la lune en croissant, en émoticône sourire, connait bien… distribue ça comme des p’tits pains…
Bonjour, c’est vrai que parfois quand l’automne arrive j’ai moi aussi le blues …. mais je ne l’ai pas encore ressenti cette année … mais dans ces moments-là, j’ai la nostalgie de voir les beaux jours s’en aller, de sentir le temps qui passe … comme une tristesse ! j’irai voir Moon Hir !
Es-tu triste en ce moment ?
” Je repars l’âme légère
Bruissements d’ ailes
Et coeur content…”
J’ adore être un papillon…chez Lily…
comme d’habitude tu trouves, avec les poèmes les mots juste pour décrire ce que je peux ressentir….
L’automne, saison d’adieu au bel été… la nature s’endort mais l’homme s’active encore ;-)
Tiens, Chagall est très bientôt exposé à La Piscine : http://www.roubaix-lapiscine.com/
Encore un beau billet
avec en prime un beau vitrail de Chagall.
Bon dimanche Lily
Moon Hir va avoir du boulot: la lune est pleine.
…Mes joues rosissent un tout p’tit peu :)
Merci Lily ! (j’aime beaucoup le vitrail)
J’y reviens^^ ça fait tout bizarre de se lire ailleurs que chez soi ! Avec une autre mise en page, une autre illustration… Comme un autre reflet de soi même… J’apprécie les commentaires ! Et particulièrement la précision qu’apporte Mariane sur le prénom “Mounir”… celui qui éclaire, quel étonnant hasard !
Merci, Lily, touchée :)
Un très joli poème qui me convient bien en cette période ! Hier j’ai été voir Moon Hir. Je suis revenue le coeur plus léger et l’âme plus sereine…
Quelle merveille de luminosité et de légèreté ce vitrail ! J’aime beaucoup Chagall et ses personnages aériens.
Bonne semaine Lilly
Bises
Moi, j’irai le visiter vers la fin novembre, quand tout est gris. Cette année je penserai à Moon Hir! :)
Tiens… je vois que mon commentaire ne s’est pas rendu…
J’y disais quelque chose comme: moi aussi, je me sens nostalgique, quand l’été tire à sa fin. Mais l’automne aussi a ses beaux moments…
Comme j’aime ce rire ” à décroisser la moon ” !
Beau billet lumineux des coups de blues en automne, quand une parole, une chaleur, un contact humains suffisent à refaire du bleu, du léger, du confiant pour l’âme et le coeur … Et la belle nature qui sans cesse nous … des voiles et nous … enlune !
Et je pense aux poèmes de Sagesse de Verlaine, que j’aime relire toujours à l’automne …
” Ecoutez la chanson bien douce
Qui ne pleure que pour vous plaire
Elle est discrète elle est légère
Un frisson d’eau sur de la mousse !
La voix vous fut connue ( et chère ? )
Mais à présent elle est voilée
Comme une veuve désolée
Pourtant comme elle est encore fière
Et dans les longs plis de son voile
Qui palpite aux brises d’automne
Cache et montre au coeur qui s’étonne
La vérité comme une étoile
Elle dit, la voix reconnue
Que la bonté c’est notre vie
Que de la haine et de l’envie
Rien ne reste, la mort venue
Elle parle aussi de la gloire
D’être simple
sans plus attendre
Et de noces d’or et du tendre
Bonheur d’une paix sans victoire
Accueillez la voix qui persiste
Dans son naïf épithalame
Allez, rien n’est meilleur à l’âme
Que de faire une âme moins triste !
Elle est en peine et de passage
L’âme qui souffre sans colère
Et comme sa morale est claire !
Ecoutez la chanson bien sage. “
Je t’offre des pensées douces et sages ma chère Lily …