Tracé en rouge, à côté d'une petite photo de femme appuyée contre un arbre, ce titre "Le Sel de la vie" a piqué la curiosité de Lily. Il s'agit de la publication d'une lettre à un ami, où l'anthropologue Françoise Héritier livre en une longue traînée scintillante et pleine de saveurs ce qui, selon sa réflexion, son expérience, fait la vie de chacun plus riche, plus en accord avec ses aspirations …
Une ferme d'autrefois
“De nos jours, hélas, les fermes ressemblent de plus en plus à des usines et si le genre humain a des efforts à faire, c’est peut-être dans le sens d’un ” progrès du progrès”. Il est tout à fait défendable d’élever des animaux pour manger leur chair et boire leur lait. Mais il faut leur assurer une vie décente et, à la fin, une mort rapide et sans douleur. […] Nous devons (chacun de nous doit) lutter contre l’élevage intensif et les atrocités qu’il suppose.”
Partant de ce constat et de cette volonté de lutte, Philippe Dumas a choisi de “donner du rêve” à ses lecteurs en dessinant la ferme d’hier. Pour nous guérir de notre indifférence.
Souliers neufs, cartable d'écorce
L'année a mis ses souliers neufs et endossé son cartable d'écorce et de craie. Le vent souffle doucement parmi les jolies taillures de crayons, sur une branche l'oiseau cligne de la paupière. Où sont passés toutes les plumes, les pinceaux, où sont cachés tous les crayons ? Comme il fait clair ce matin ! Pourtant Lily s'est un peu égarée en chemin… Elle repense à un poème glissé entre les pages d'un bouquin posé sur le bois de son étagère. Un poème qu'à ses collègues et amis elle a lu un soir de juillet…
Aurore
Hum… Suite (n°2), des p'tits papiers découpés-conservés pour les laisser murmurer-chanter avec le temps. Aujourd'hui un p'tit bout de poème déniché dans un vieil Okapi* et punaisé sur un panneau de liège en face de son lit. Depuis trois ou dix ans… qu'importe ! Elle voudrait le relire tous les matins de sa vie.
Un temps de répit
Suite des petits papiers découpés, conservés, pour être relus longtemps. Aujourd’hui un texte de la Grèce ancienne, mais plus que jamais d’actualité. Ici et ailleurs.
Fioretti du jardin
Certaines lectures se posent en nous puis doucement s’envolent; d’autres à notre insu s’enracinent. Textes glanés parfois simplement au fil des pages d’un magazine, découpés, conservés, relus, médités, contestés, savourés. C’est ainsi que chacun peut, au fond de sa mémoire ou de ses petits carnets, se constituer une anthologie personnelle.
Rester d'même ou pas ?
Facétieuse, Mémé Alice ne se gênait pas pour plaisanter au sujet de la religion, de la Sainte Vierge et du Saint Frusquin …
- T’as une histoire, Mémé avant d’aller arracher les choux ?
- C’est que j’ai pas bien le temps ! commençait-elle.
- Rôhh, une petite, alors !
Libellules
La libellule, quel insecte fascinant ! D’abord son nom, un vrai poème à lui tout seul, qui danse sur les lèvres et chante au bord de l’oreille. Ensuite, ses magnifiques couleurs, de piment, de braise, d’azur … Son vol vif et silencieux, son énergie inépuisable et ses ballets-poursuites à deux ou trois individus autour des plans d’eau ou des rivières.
Araignées, libellules et papillons
Hier, en rentrant des courses en voiture, Lily s’est garée un peu près de la haie. Raconter cela, quel intérêt ?!
Et bien juste qu’en sortant son corps du véhicule, elle s’est trouvée nez à nez avec ça !
Le petit grain en question ...
Ah, les contes soulèvent des questionnements ! Tagore le premier en aurait été très heureux. Et à sa suite tous ceux dont c’est le plaisir de les faire circuler, de bouche à oreilles ou de clavier à personnes derrière leurs écrans … Car les questionnements nous conduisent généralement plus loin que les réponses.
Cependant, face au conte indien du prince et du mendiant, tel que nous l’a transmis Tagore avec ses mots et sa poésie, Milly à la suite de Zéphyr, a posé une question directe et personnelle : Et toi Lily, qu’en as-tu conclu ?
Un tout petit grain de blé
Aux bords des routes, la semaine dernière, beaucoup de champs de blé pas encore coupé, parfois même par endroit couché. La pluie a trop mouillé, le soleil pas assez chauffé, les moissons sont en attente.
Mais pour le passant, le vacancier, quel bonheur de contempler ces étendues blondes ! Elles nous ramènent à la fois à notre enfance, à la terre qui prodigue ses richesses, aux cycles des transformations et à nous-même, bien souvent petit grain insignifiant, quelques soient nos richesses intérieures ou extérieures.
Le chat de Paul et la fontaine aux tritons
Redécouvrir une ville, mettre ses pas dans ceux d’autrefois, s’étonner des inévitables transformations, creuser sa mémoire, poser un regard plus attentif sur l’environnement, l’architecture, les détails - à vingt ans, l’oeil était tourné vers autre chose - et savourer son plaisir. Celui de rapprocher, par bribes, le passé et le présent tout en laissant la place à la rêverie …
Les framboises (suite et fin)
Revenir sur la culture des framboises, autrefois dans sa famille, laisser monter les souvenirs, les sensations, le plaisir et la fatigue du passé …
Des visages pour être heureux
“Oublie ce que tu as donné ;
souviens-toi de ce que tu as reçu.”
Ménandre - IVe s. av. J.-C.
Les framboises (suite)
La cueillette de ces petits fruits rouges délicats et raffinés, c’est vraiment toute son enfance et son adolescence.
Je te regarde *

Un des heureux moments de l’année :
La fabrication, cet hiver, de masques décoratifs
- avec la participation de l’artiste Lulu Balladart -
(Peintures de Lulu)
Framboises
Ces jours-ci, Lily a cueilli et dégusté des framboises au jardin. Le vent soufflait sur ses jambes, dans les arbustes, les branches des arbres et le soleil faisait encore de timides apparitions. Elle cueillait les beaux fruits rouges et les portait directement à sa bouche avec un plaisir évident. Un peu de grain parfois sous ses dents, mais le plus souvent la merveilleuse douceur de la maturité qui s'épanouit et fond dans la bouche. Si Lily éprouvait une joie profonde, c'est qu'en dégustant ses framboises, elle savourait aussi des souvenirs très vivaces. [Ré-édition d'un billet paru en juin 2009 et qui explique l'origine de son pseudo.]
Homme et femme
“Hommes et femmes souhaitent-ils autre chose
qu’être écoutés, compris et par-dessus tout aimés ?…
Alain Braconnier
L'été enfin !
“Avec l’été la chaleur revient,
et avec elle des souvenirs, des sensations et des images.”
Veronica Ray
De singuliers cocons
Le musée Jean Lurçat situé au coeur du remarquable hôpital St Jean - du XIIe siècle - abrite à Angers la célèbre tapisserie du Chant du monde, qu’on ne se lasse pas de voir et revoir. Et dans sa dynamique, il accueille régulièrement des expositions temporaires liées à l’art textile. C’est là que Lily a découvert un dimanche de mai ses fameuses “papillotes” …