Marchant sur les sentiers du bois de Pignerolle,
Soudain, sur ma droite, dans les taillis, les fourrés
J'aperçus un doux et jeune chevreuil à l’œil fixe.

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Marchant sur les sentiers du bois de Pignerolle,
Soudain, sur ma droite, dans les taillis, les fourrés
J'aperçus un doux et jeune chevreuil à l’œil fixe.
Avec plaisir, j'ai lu ce livre du philosophe et écrivain, bien connu désormais, Fabrice Midal (édité chez Flammarion/Versilio). Il est composé de 28 chapitres courts (environ six pages) entrecoupés par des citations pleine page de poètes, d'écrivains, de philosophes... et même de chanteurs, comme Léonard Cohen, ce qui m'a permis de faire deux ou trois pauses pendant lesquelles je me consacrais à la lecture d'un roman et d'un essai, puis de terminer sans avoir la sensation d'une indigestion liée à trop d'introspection.
Le 06 février 1918 mourrait Gustav Klimt, peintre autrichien connu surtout pour ses portraits de femmes, debout dans des décors géométriques colorés, enrichis d'or. Mais l'artiste a également réalisé des toiles carrées de paysages aux douces harmonies, comme ici en Italie.
Gustav Klimt (1862-1918), Église à Cassone avec des cyprès, 1913, collection privée.
Après Andrée Chedid et son appel à l'audace à répondre au baiser de la terre, à vivre d'espoir, voici l'énergie d'un autre poète d'aujourd'hui nous invitant avec ardeur à chérir l'impossible. Malgré nos raisonnements étroits et tous les vents contraires.
C'est l'hiver, la saison du repos dans la nature et pourtant... elle travaille ! Pour nous, humains, ce n'est pas le moment de baisser les bras, de sombrer, de déprimer. Nous pouvons nous imprégner de cet extrait de poème d'Andrée Chedid - décédée le 03 février 2011- accompagnant des photos de ciel, de terre et d'eau.
Conte, raconte !… Plus je vous conterai, plus je vous mentirai. Plus je vous mentirai, plus je vous dirai vrai ! Vous savez bien que le conteur n’est pas payé pour vous dire la vérité… Place au conte !
Ma mère a mis au monde sept beaux enfants, trois garçons et quatre filles. Notre frère Louison a quitté momentanément la maison et cherche d’autres horizons. Pour fêter la nouvelle année avec mes deux autres frères et mes trois sœurs, nous avons décidé d’aller à la chasse aux canards.
Jolie rose de janvier
Tandis qu'au jardin tu
T'exhibes comme si c'était
L'été ou l'automne
Le froid vient nous saisir
Tel un homme affamé
Une noix
Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix ?
Qu'est-ce qu'on y voit ?*
Carl Larsson (1853–1919) "Brita en Iduna (Iðunn)",
la déesse de l'éternelle jeunesse, dans la mythologie nordique.
La paix n'est pas l'absence de conflit, mais la capacité à y faire face.
Un court poème pour ces jours-ci...
La cellule d'or (1892)- Odilon Redon (1840–1916) British Museum
Près d'une voie ferrée, en pleine campagne, je me suis approchée d’une ombellifère sèche aperçue de loin. La finesse, la grâce de ses petits soleils m’avaient attirée. Puis… surprise ! En en son cœur, s’était réfugié un escargot rigolo. Il possédait les mêmes couleurs que son hôte, la fleur de carotte, et se tenait posé - presque négligemment - sur son ombelle, sans véritable confort ou protection.
Parfois, je rencontre des personnes qui me racontent combien elles vont être occupées et même surbookées pour les Fêtes. Entre les derniers cadeaux à dénicher, la déco qui n'est pas terminée, les volailles à commander, la cafetière qui vient juste de rendre l'âme et le beau-frère qui doit venir avec une nouvelle compagne et ses trois enfants encore petits... Bon, il y a aussi une recette à absolument tester avant le jour J. Et puis bien sûr les ados qui veulent inviter des copains et aller à la patinoire le 23, précisément. Ils resteront dormir jusqu'au 24 et partiront vers 11 heures... C'est un peu la panique parce que dans la chambre d'amis y'a des travaux et du nettoyage à faire, etc. etc.
C'est la vie et ses rendez-vous festifs "à ne pas manquer."
Mais moi, j'aime aussi garder du temps pour d'autres rendez-vous. En voici un, descendu d'une étagère, que je redécouvre avec joie :
En ce temps de préparatifs de fêtes, j'aime me remémorer quelques souvenirs d'enfance. Celui que je vais vous conter, faisant intervenir mon arrière Grand-Père, est hautement symbolique pour moi.
Paul Cézanne (1839–1906) "Fruits et cruchon", 1890
Musée des Beaux-Arts, Boston
Cette nuit, j'étais éveillée dans mon lit. Oh, c'était presque le matin, mais bien trop tôt pour se lever. Cinq heures, il faut tâcher de se rendormir... Pourtant c'est justement là que mon esprit se met à s'agiter. Il s'engouffre dans le passé, se glisse dans les interstices du présent et va même lécher les fragiles parois de l'avenir.
Couvent des capucins, Salle capitulaire. Sintra (Portugal) par Lusitana
Licence Creative Common BY 3.0 (Wikipédia)
Se modeler, petit à petit, un cœur qui sait donner, recevoir… Pas si simple ! En ce temps de préparatifs de fêtes, la tentation est grande de consommer, de se replier sur son avoir, son confort, alors que l'esprit de la fête est d'ouvrir son cœur.
Que ma joie demeure ! Un titre éloquent et un court passage :
"Le monde se trompe, dit Bobi. Vous croyez que c'est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l'a dit. Moi, je vous dis que c'est ce que vous donnez qui vous fait riche. Qu'est-ce que j'ai, moi, regardez-moi...
30 novembre ! Rôh, c'est le dernier jour pour évoquer cette vieille histoire, une Histoire de Jardin. Bientôt vingt-cinq ans que je l'ai écrite ! Émotion. De plus, le bouquet de Gustave mettra de la couleur dans la grisaille ambiante.
Gustave Caillebotte (1848–1894)
"Vase aux glaïeuls"
Parfois nous sommes tentés de céder à la lecture de romans faciles, qui sont vite lus et dont il ne nous reste pas d'importants souvenirs après coup. Ce n'est pas forcément négatif et il existe des livres faussement faciles qui se révèlent d'une grande beauté. Cependant, je veux dire par là qu'il n'est pas nécessaire d'être en super forme pour lire des oeuvres fortes ; au contraire, ces romans peuvent nous aider à mieux connaître nos semblables et nous-mêmes, à relativiser notre situation qui nous apparait (parfois) difficile et à éprouver les bienfaits d'une belle construction littéraire et de l'usage d'une belle langue.
Depuis de nombreuses années, je souhaitais modifier l'aménagement de la chambre. Et tant que l'idée restait dans ma tête, je voyais plein de difficultés liées au réaménagement. Soit c'était la fenêtre que nous ne pourrions plus ouvrir largement, soit c'était une étagère murale qu'il faudrait déplacer, avec l'incertitude de pouvoir la visser ailleurs. Bref, j'avais une envie moyenne, mais qui me taraudait quand même régulièrement.
Vincent van Gogh (1853–1890) — La chambre à Arles, 2e version. Domaine public,
Institut d'Art de Chicago
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